‹ Madame de Warens, et J.-J. RousseauChapitre 13 sur 139 · E. Ritter, (a Famille de Jean-Jacques, p · texte numérisé non relu

E. Ritter, (a Famille de Jean-Jacques, p

à « l'école des catéchumènes »? Quoi qu'il en soit, l'on peut bien croire que lorsque M. de Pont verre, ce curé toujours en guerre contre l'hérésie, envoya Rousseau à madame de Warens, il n'eut pas le moindre pressentiment de ce que deviendrait l'adolescent indiscipliné qui dévorait son dîner et qui bien que, « sentant sa supériorité, ne voulut pas l'en accabler ' ». En abordant « la bonne dame », Rousseau, ce garçon timide et sensuel, fut ébloui et charmé 2. Il aurait bien voulu rester à Annecy auprès de madame de Warens, mais elle lui dit : « Pauvre petit, tu dois aller où Dieu t'appelle, quand tu seras grand, tu te souviendras de moi. » Elle n'insista pas trop pour le faire retourner auprès de son père, de crainte de ■se compromettre. Sur le conseil de Sabran, Rousseau, muni d'un secours pécuniaire de M. de Bernex, partit pour Turin. A ce moment,

1. Nous avons donné dans les Évéques de Genève-Annecy depuis la Réforme (p. 182 et suiv.), de nombreux détails sur cet ecclésiastique. 11 était, en 1728, âgé d'environ soixantequinze ans; Rousseau n'en avait pas encore seize. Benoît de Pontverre mourut le 3 juin 1733. Il avait à Chambéry un parent, Alexis de Pontverre, ecclésiastique, qui habitait chez la marquise de Challes, lorsque madame de Warens se fixa dans cette ville.

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