‹ Madame de Warens, et J.-J. RousseauChapitre 23 sur 139 · Voici quelques ligues de ces patentes · texte numérisé non relu

Voici quelques ligues de ces patentes

L'avocat Jean-Baptiste Simond a rempli avec tant d'application et de droiture la charge d'avocat des pauvres (chef de l'assistance judiciaire) en notre sénat de Savoye, que voulant lui donner des marques de notre satisfaction, nous nous sommes déterminé à lui conférer l'emploi de juge-maje de la province de Genevois,

.M. Simond, qui était né à la Roche, mourut le 23 juin H48 à l'âge de cinquante-six ans. Sa pierre tombale a été placée au musée lapidaire d'Annecy (Portiques de l'Hôtel de Ville). L'inscription, et les armoiries qui la surmontent, ont été rapportées par MM. Dufour et Serand dans la Revue savoisienne, 1878, p. 08.

plusieurs élèves : l'orgue, le chant peut être? Le 21 novembre suivant, il épousa Anne-Marie Brodard '. Son industrie n était cependant pas prospère, car il retourna à Salins et il y eut une fille qui reçut les prénoms de sa mère, Anne- Marie -. Merceret ne s'enrichissait pas davantage à Salins; il résolut de quitter cette ville. En 1719, sa femme demanda au Conseil de Fribourg l'autorisation de retirer sur ses biens deux cents écus. Le 29 juillet 1719, elle put recevoir par l'intermédiaire de son beaufrère, le boulanger Guiot, soixante-neuf écus et du mobilier. Les deux époux vinrent alors s'établir à Annecy où, le 31 octobre 172» >. « J.-B. -Hyacinthe Merceret, fils de feu Pierre, organiste de Salins en Comté, marié, sans enfants mâles, fut nommé organiste de la collégiale de Notre-Dame, à quinze florins par mois de gage, et vingt-cinq, s'il apprend à deux de

1. Séance du Petit-Conseil du 12 juillet 1106. — Registre des mariages de la paroisse de Saint-Nicolas à Fribourg, de 170ti. « Honestas Joannes Baptista Merceret ex Sallin in Burgundia ex una et hunesta virgo Anna Maria Brodard, Friburgensis ex altéra partibus.... 1106, die il novembris. » Nous devons ces renseignements, comme tous ceux tirés des archives de Fribourg, à l'obligeance de M. Jos. Schneuwbj, archiviste d'État.

2. Nous n'avons pas retrouvé l'acte de baptême d'Aune- Marie Merceret. Elle doit être née à Salins de 1709 à 1711, car elle avait bien dix-neuf à vingt et un ans en 1730.

nos enfants de chœur à toucher de l'orgue, en leur donnant deux leçons par jour '. » Merceret était donc musicien; rien d'étonnant par conséquent à ce que sa fille pût chanter avec Jean- Jacques qui semble regretter de ne l'avoir pas épousée et de ne s'être pas établi à Fribourg où il aurait suivi le métier du père.

Hyacinthe Merceret fut remplacé dans ses fonctions d'organiste par le « petit Chevalier », le 1er février 1730, et partit bientôt pour Fribourg -. Sa fille résolut d'aller l'y rejoindre lorsqu'elle vit que madame de Warens prolongeait son absence, la laissant sans ressources suffisantes. Rousseau l'accompagna. En passant à Nyon, il alla voir son père qui, assure-t-il, fit peu d'efforts pour le retenir. L'abjuration du fils fut sans doute la cause de l'indifférence apparente du père dont, on le sait, la seconde femme n'aimait pas Jean-Jacques.

Après avoir laissé mademoiselle Merceret à Fribourg 3, Jean-Jacques s'en revint à Lau-

1. Rey. capit. de la Collégiale de Notre-Dame d 'Annecy (Th. Dufour et Serand, Revue savoisienne, juillet 1878, p. 69). Les enfants de chœur étaient au nombre de cinq à six. Nous avons donné leurs noms plus haut.

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