Archives de la famille de Lescheraines
2. Par patentes du 11 septembre 1737, il fut nommé médecin des- prisons des châteaux de Chambéry et de Miolans.
3. En 1707 et avant son mariage, le docteur Grossi avait eu d'une servante de son frère, procureur du roi à Belley (France), un fils naturel qu'il fit élever avec une grande
contra noble Alexis de Pontverre, qui fut l'un des témoins du contrat de mariage.
Un peu au-dessous, mais avec une jolie fortune, venaient l'épicier Jean Lard et Marie Beauregard, sa trop vive moitié. Leur fille Péronne était encore toute jeune lorsque Rousseau lui donnait des leçons de chant. Elle épousa le 12 juin 1749, le docteur Joseph Fleury qui succéda à M. Grossi dans son titre de proto-médecin de Savoie. Rousseau a dit de mademoiselle Lard : « Vrai modèle de statue grecque et que je citerais pour la plus belle fille que j'aie jamais vue, s'il y avait quelque véritable beauté sans vie et sans âme. Son indolence, sa froideur, son insensibilité, allaient à un point incroyable. » Peut-être était-elle simplement dédaigneuse et surtout de son jeune professeur. Nous avons retrouvé chez son arrière-petit-fils le portrait de madame Fleury. C'est en effet une fort jolie femme aux yeux bleus, aux traits réguliers et fiers, la tête pou-
parcimonie. Trente ans plus tard, et à l'aide de moyens peu délicats, il contesta sa paternité, mais il fut en définitive condamné à payer à ce fils une pension de cent cinquante livres. Il mourut le 18 octobre 1752 dans une de ses propriétés du Petit-Bugey où il s'était retiré après la fâcheuse issue de son procès {Archives du sénat).
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drée et bien dégagée. Madame Fleury a dans l'attitude un peu de raideur, mais il ne semble pas qu'elle dût manquer de vivacité.
Son cahier de chant est sous nos yeux. Elle a pris soin d'y écrire son nom en belles lettres :