‹ Madame de Warens, et J.-J. RousseauChapitre 62 sur 139 · Correspondance, lettre XXV · texte numérisé non relu

Correspondance, lettre XXV

Ce genre, si l'on en croit les Confessions, n'avait rien d'austère, et pour un mourant, Jean-Jacques se portait assez bien.

Le 5 octobre suivant, il écrit à madame de Warens :

Quoi, bonne maman, il y a mille ans que je soupire sans recevoir de vos nouvelles, et vous souffrez que je reçoive des lettres de Chambéri qui ne soient pas de vous! ... Cependant les lettres dussent-elles voler par l'air, il faut que les miennes vous parviennent, et surtout que je reçoive des vôtres sans quoi je suis tout à fait mort... J'écris aujourd'hui à M. de Lautrec exprès pour lui parler de vous. Adieu derechef, très chère maman, je me porte bien et vous aime plus que jamais. Permettez que je fasse mille amitiés à tous vos amis, sans oublier Zizi et Taleralatalera et tous mes oncles.

Si vous m'écrivez par Genève, en recommandant votre lettre à quelqu'un, l'adresse sera simplement à M. Rousseau secrétaire d'ambassade de France à Venise... 0 mille fois chère maman, il me semble déjà qu'il y a un siècle que je ne vous ai vue! en vérité je ne puis vivre loin de vous '.

Qui sont ces divers amis aux noms de fantaisie?

Taleralatalera, c'est sans doute le bruyant Courtilles ; les oncles sont l'abbé Léonard, l'abbé Giloz dont il est question assez souvent, et les

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