‹ Madame de Warens, et J.-J. RousseauChapitre 74 sur 139 · Archives du Tabellion · texte numérisé non relu

Archives du Tabellion

madame de Warens cumulait alors celui de caissière; aussi la caisse était vide bien souvent. Le 25 juillet 1750, elle remet à son maître mineur, nommé Rouyer, une paillasse neuve, deux draps, des outils et cinq sequins pour qu'il aille suivre le filon de Valmeinier. Elle fait constater dans le reçu qu'elle a dû emprunter cette somme « à défaut des fonds en caisse que l'on lui devait remettre pour le soutien des travaux ' ».

La baronne était alors à la recherche d'un bâtiment où elle pût installer la fabrique de vaisselle de fonte; elle le trouva à Ghambéry, au faubourg Reclus, dans une maison appartenant à Jacques de Coudrée, marquis d'Allinges. Bien que le bail ne soit daté que du 22 octobre 1750, elle en avait déjà pris possession, vers la fin de juillet, tout au moins pour y faire à ses frais les aménagements nécessaires. Le dossier des archives départementales contient, en effet, à la date du 7 août, une note de travaux à la fabrique du Reclus et à l'appartement. Elle acquitte le même jour une note de six livres pour la ferrure des chevaux. Il y avait

\. Archives départementales.

donc déjà un service de voitures pour le transport de la fonte à Ghambéry *. C'est le 1er octobre qu'elle prit possession personnellement, mais au nom de la société des mines, des bâtiments de la fabrique. On lit dans l'acte :

Madame de Warens, pour elle et au nom de noble François Mansord et Ci0, loue la maison aveG ses dépendances et appartenances quelconques de la même manière que la dite dame et C,e en ont joui dès le commencement du dit mois d'octobre.

Le bail est fait pour neuf ans au prix de trois cent quarante livres par an, 'payables à l'avance. La baronne paye en conséquence trois cent quarante livres comptant; elle signe de la signature sociale : F.-L.-E. de Warens de La Tour Mansord et Compagnie \

On doit croire que les affaires sociales eurent alors un moment de prospérité; c'est du moins ce que l'on peut induire d'une fondation religieuse que madame de Warens fit, le o novembre 1750, en faveur de l'église de Gruffy, à l'acceptation de l'abbé Léonard. C'est, grâce à

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