‹ Madame de Warens et J.-J. RousseuaChapitre 25 sur 139 · I. Voici quelques lignes de ces patentes · texte numérisé non relu

I. Voici quelques lignes de ces patentes

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M. SimoDd, qui était ne à la Roche, mourut le 23 juin 11*8 h Vtge de cinquante-six ans. Sa pierre tombale a été placée au mutée lapidaire d'Annecy (Portiques de l'Hôtel de Ville). L'inscription, et les armoiries qui la surmontent, ont été rapportées par MM. Du four et Serand dans la Revue savoirénne, ISIS, p. 68.

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plusieurs élèves : l'orgue, le chant peut être ? Le 21 novembre suivant, il épousa Anne-Marie Brodard '. Son industrie n'était cependant pas prospère, car il retourna à Salins et il y eut une fille qui reçut les prénoms de sa mère, Anne- Marie *. Merceret ne s'enrichissait pas davantage à Salins ; il résolut de quitter cette ville. En 1719, sa femme demanda au Conseil de Fribourg l'autorisation de retirer sur ses biens deux cents écus. Le 29 juillet 1719, elle put recevoir par l'intermédiaire de son beaufrère, le boulanger Guiot, soixante-neuf écus et du mobilier. Les deux époux vinrent alors s'établir à Annecy où, le 31 octobre 1720, « J.-B.-Hyacinthe Merceret, fils de feu Pierre, organiste de Salins en Comté, marié, sans enfants mâles, fut nommé organiste delà collégiale de Notre-Dame, à quinze florins par mois de gage, et vingt-cinq, s'il apprend à deux de

1. Séance du Petit-Conseil du 1! juillet 17!)6. — Registre des mariage* de la paroisse de Saint-Nicolas à Fribourg, de 1706. « Honesliis Joannes Baptitta Merceret ex Sallin in Burgundia ex unart honesla virgo Anna Maria Brodard, Frièurgensi? ex altéra partibus.... 1706, die SI noeembrw. » Nous devons ces renseignements, comme tous ceux tirés des archives de Fribourg, à l'obligeance de H. Jos. Schneuwbj, archiviste d'État.

2. Nous n'avons pas retrouvé l'acte de baptême d'Anne- Marie Merceret. Elle doit être née A Salins de 1709 h 17(1, car elle avait bien ilix-ncut A vingt ut uu ans en 1130.

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nos enfants de chœur à toucher de l'orgue, en leur donnant deux leçons par jour *. » Merceret était donc musicien; rien d'étonnant par conséquent à ce que sa fille pût chanter avec Jean- Jacques qui semble regretter de ne l'avoir pas épousée et de ne s'être pas établi à Fribourg où il aurait suivi le métier du père.

Hyacinthe Merceret fut remplacé dans ses fonctions d'organiste par ie « petit Chevalier », le 1" février 1730, et partit bientôt pour Fribourg \ Sa fille résolut d'aller l'y rejoindre lorsqu'elle vit que madame de Warens prolongeait son absence, la laissant sans ressources suffisantes. Rousseau l'accompagna. En passant à Nyon, il alla voir son père qui, assure-t-il, lit peu d'efforts pour le retenir. L'abjuration du fils fut sans doute la cause de l'indifférence apparente du père dont, on le sait, la seconde femme n'aimait pas Jean-Jacques.

Après avoir laissé mademoiselle Merceret à Fribourg ', Jean-Jacques s'en revint à Lau-

1. Reg. capit. de la Collégiale de Notre-Dame d'Annecy {Th. Durour et Se rend, Revue savoisiennt, juillet ISIS, p. 69). Les enfants de chœur étaient au nombre de cinq à six. Noua avons donna leurs noms plus haut.

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