Acte, Ri voire notaire, du 3 janvier 1739, aux Archive
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qu'à l'occasion de vos Pâques ' vous voulez bien me pardonner. Je n'ai garde de prendre la chose au pied de la lettre et je suis sûr que quand un cœur comme le vôtre a autant aimé quelqu'un que je me souviens de l'avoir été de vous, il lui est impossible d'en venir jamais a un tel point d'aigreur qu'il faille des motifs de religion pour le réconcilier.
Il la remercie ensuite de l'avis qu'elle lui a donné d'écrire à son père, ce qu'il avait tardé de faire jusqu'à l'arrivée de la réponse de l'abbé Arnaud à un mémoire qu'il lui avait adressé, et termine par ces mots :
Songez, ma très chère maman, qu'il y a un mois et peut-être au delà que je suis privé du bonheur de vous revoir. Je suis du plus profond de mon cœur et avec les sentiments du fils le plus tendre, etc.
Il semble que Rousseau avait fait à madame de Warens quelque grosse injure, ou l'avait compromise d'une façon grave, avant même le voyage à Montpellier, et qu'aux yeux de sa bienfaitrice il avait augmenté ses torts en cherchant querelle à Wintzinried. C'est pourquoi elle voulait, à tout prix, l'éloigner de