Ed 1739, Piquet étail le 29 mars
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Chambéry. Elle n'y réussit que l'année suivante.
En octobre 1739, nous trouvons Rousseau et Wintzinried ensemble aux Charmettes. Ce dernier y rédige une espèce de procès-verbal, signé aussi par Jean-Jacques, contre un domestique de madame de Warens qui avait commis un petit larcin. La lecture de cette pièce fera connaître le degré d'instruction de Wintzinried qui, dès cette époque déjà, signe de Courtilles :
Liste de ce qui s'est trouvé dans les poches de Bernard Dumoulin valet de madame la baronne de Warens te 23 Hb" 1739 et inventorier luy présent.
Premt, dans les poches d'une veste grise dans l'une des chatagnes environ une Éculé (êcuelle) et dans l'autre des ariquot une bonne Éculé.
Dans une veste bleue une Ëpix de blé de Turquie et de même Environ une Éculé de très belles chatagnes et des plus grosse triée et de même une grande eculè d'ariquot le tout reconut par nous soubsigné pour être des danréc de la maison.
En foy de quoy nous avons signé au Gbarmette ce dimanche 24 octobre 4739.
On voit que Wintzinried était un homme soigneux. Quant à Jean-Jacques, qui l'année
1, L'original est s la Bibliothèque publique de Chambéry.
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ET JEAH-JÀCQUES ROUSSEAU. 187
suivante, boira en secret le vin d'Arbois de M. de Mably, il ne dut pas attacher d'importance à l'acte de gourmandise de Bernard Dumoulin.
C'est dans l'hiver de 1739 à 1740, et aux Charmettes, que Rousseau a dû achever Narcisse, composer les Prisonniers de guerre ', ainsi qu'Iphis et Ânaxarète, opéra -tragédie, qu'il jeta au feu [Confessions, livre VII).
Madame de Warena avait fait des réparations assez importantes à la maison de M. Noeray, et en projetait d'autres; non pour Rousseau, car elle s'occupait toujours de lui trouver un emploi, mais pour elle même et Wintzinried. Le bail du 6 juillet 1738 portait formellement que si madame de Warens faisait quelques réparations et améliorations aux biens, ces ouvrages seraient acquis au bailleur. Pensant que cette clause ne se rapportait pas a la maison, elle prétendit qu'à la fin du bail, M. Noëray devrait lui tenir compte de ses
I . Signalons ces mole de Dorante h la On de ta scène première : • Pour éviter que mes lettres ne soient ouvertes à la poste, mademoiselle Claire a bien voulu se charger de les recevoir sons une adresse convenue, et de me les remettre secrètement ». On voit Ici la préoccupation des personnes soupçonnées de regarder en arriére et soumises h un espionnage auquel elles s'efforcent d'échapper.
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dépenses. Un procès était près de s'engager lorsque, le 10 mars 1740, un accord intervint entre eux. Les réparations furent évaluées à mille livres, et il fut convenu que M. Noéray et ses héritiers seraient tenus de renouveler le bail aux conditions premières et deviendraient dans ce cas propriétaires des réparations sans indemnité, ou bien payeraient les mille livres si, à une époque quelconque, ils refusaient le renouvellement '.
Si l'on en croit M. Senebier *, Jean-Jacques n'aurait pas été occupé alors exclusivement des choses de l'esprit. Subissant l'influence de madame de Warens, il n'aurait pas dédaigné d'être directeur de diligences publiques.
... Rousseau commence à faire des projets; il envoie au ministre du roi de Sardaigne un plan de diligences de voitures, pour les marchandises de transit venant de France, Suisse, Allemagne, Genève, au delà du Mont- Cenis et du Milanais, Genovésat, Ligurie et Piémont; il espérait en être l'administrateur : cela ne réussit pas. Alors il entra dans la maison de M. de Mably a Lyon...
1. Acte du 10 mare 1740, reçu par le notaire Genin, à Chambéry dans la maison Saint-Laurent, en présence de M. Philibert Palquet et de Claude Gros, un domestique sans doute de la baronne, car il est souvent appelé comme témoin par les divers notaires qu'elle emploie.