‹ Madame de Warens et J.-J. RousseuaChapitre 78 sur 139 · Confmions, livre VIII · texte numérisé non relu

Confmions, livre VIII

KT ieas-jacques ROUSSEAU. 31»

vous venez encore de vous donner à mon occasion. Je plains l'aveuglement de M' P[emcAon]; mais comme c'est aujourd'hui un mal sans remède il faut que cette fièvre fasse crise. Pour moi je n'ai rien & me reprocher que trop de zèle et de bonne foi pour bien établir. Je me trouve consolée de toutes les injustices que l'on exerce à mon égard par le bonheur que j'ai eu de bien réussir. Le temps fera assez connaître la conséquence de mon ouvrage pour que je fasse mon éloge. Je dois rendre à Dieu d'éternelles actions de grâces; je me retirerai dans peu de jours dans le petit ermitage que j'ai choisi, ce qui me mettra à portée de vivre dans votre voisinage, ce qui me flatte infiniment, surtout si j'osais espérer que vous voulussiez prendre la peine de venir visiter la pauvre ermite.

Je vous prie, si vous voyez 11. Rousseau, de lui faire mes amitiés '. Si vous m'honorez de vos chères nouvelles passé la quinzaine je serai dans l'ermitage dont vous savez l'adresse.

J'ai l'honneur d'être avec la plus parfaite reconnaissance, monsieur, etc. V

Vers le 4 septembre elle écrit à un personnage de Chambéry pour lui demander conseil et obtenir sa recommandation auprès de l'intendant général. Elle lui dit que le poids de ses

1. Madame de Warens ne parait ni blessée ni étonnée de ce que Jean-Jacques est en train de revenir eu calvinisme afin de recouvrer sa qualité de citoyen de Genève (Ctmfeitiotu, livre VIII).

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