‹ Madame Du BarryChapitre 13 sur 23 · TT · texte numérisé non relu

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F. Blondel, sculp.

Cab. des Estampes.

Le Château de Marlv.

M""® la comtesse du Barry, ne s'y est déterminée que d'après les instances réitérées de cette dame, qui a regardé comme injurieuse la suspension d'une cérémonie annoncée depuis longtemps avec tant d'éclat et dont avaient retenti même les gazettes étrangères. Elle a été touchée de sa douleur et de ses prières, et a pris à cet égard une résolution irrévocable.

a En conséquence, le vendredi soir 21, en revenant de la chasse, le roi annonça qu'il y aurait une présentation le lendemain... qu'elle serait unique... que c'était une présen-

tation dont il était question depuis longtemps. Enfin, il déclara que ce serait celle de M'"' du Barry.

a Le soir, un bijoutier apporta pour cent mille francs de diamants à cette dame.

a Le lendemain, l'affluence fut si grande qu'on la jugea plus nombreuse que celle occasionnée précédemment par le mariage de M. le duc de Chartres, au point que le monarque, étonné de ce déluge de spectateurs, demanda si le feu était au château.

a M"^^ du Barry a été fort bien reçue de Mesdames, et même avec des grâces particulières. Le lendemain, dimanche, elle a assisté à leur dîner. Tous les spectateurs ont admiré la noblesse de son maintien et l'aisance de ses attitudes. Ce rôle de femme de cour est ordinairement étranger les premiers jours qu'on le joue, et M°^® du Barry l'a rempli comme si elle y eût été habituée depuis longtemps. .

a Depuis lors. M""® du Barry donne des soupers où elle invite tous les grands de la cour et les ministres. Au bas de l'invitation, on assure qu'on y lit : a Sa Majesté m'honorera de sa présence. »

Ce fut M"° la comtesse de Béarn qui fit la présentation. Il passa pour constant alors qu'elle reçut une gratification de cent mille francs pour cette complaisance.

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