‹ Madame Du BarryChapitre 2 sur 23 · VIII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

VIII INTRODUCTION

attribution ait été longtemps acceptée^ et jusque -par Barbieîy il est assuré que Morande n'a pas écrit les Anecdotes. Outre, en effets que le livre n'est -point de sa manier e, des documents contemporains établissent qu'au jour de la publication, et depuis de longs mois, il était à la solde du gouvernement français. Une lecture plus attentive du livre, divers rapprochements , et quelques circonstances qui lui sont extérieures, Vont fait de nos jours attribuer très généralement à Pidansat de Mairobert. Comme les raisons de cette attribution sont tirées surtout de la vie de Mairobert et du milieu où il a vécu, il n'est pas indifférent de connaître d'abord l'une et l'autre.

On voit très distinctement, sur les plans du XVIII'' siècle, l'emplacement qu'occupait alors l'enclos du couvent des Filles-Saint-Thomas. C'est assez exactement celui de la place de la Bourse actuelle. Au centre, sur la rue Vivienne, s'ouvrait une large cour au fond de laquelle s'élevait l'église conventuelle ; au coin de droite, entre la rue des Filles-Saint- Thomas et les jardins, avait été bâti un hôtel, dépendant du couvent, mais loué à des particuliers. Il était occupé depuis lyso au moins, et le fut jusqu'en ijji^ par M^^ Doublet de Breuillepont, fille d'un fermier général et veuve d'un ancien secrétaire des commandements du Régent, et par Bachaumont, son ami, qu'elle aimait à l'égal d'un fils, car elle avait, en 1730, 55 ans, lui ^0, et l'avait en partie

dus Mémoires de la favorite; The authentic memoîrs of the countess de Barre... by Franc es N., qui ne sont qu'un roman sans valeur. Un M. Palmer est sensé raconter l'enfance et les débuts à la cour de la comtesse du Barry, sa fille. Le succès des Anecdotes détermina un éditeur à en publier une traduction française en 1775. Ce roman ne fut pas le seul : en 1774 parut encore à Londres un Récit historique de la l'ie de la comtesse du Barry dont il existe au moins quatre éditions. En dépit de son titre, ce travail n'a historiquement aucun intérêt.

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