‹ Madame Du BarryChapitre 5 sur 23 · INTRODUCTION. XI · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XI

penoise, le 20 février ijzj (i), serait-il venu enfant chez M"^" Doublet ? On Vignore^ -pour V heure, très complètement. On peut supposer que Fidansat, fds^ frcre et filleul d'avocats au Parlement fut^ par euXy mis en relation avec les magistrats Jiabitués de la Paroisse. Cela n'explique pas les liens tris étroits qui, suivant la tradition, V auraient attaché à M""* Doublet. Il est possible, d'ailleurs, qu'on ait exagéré leur intimité : c'est ce qu'on peut inférer d'une lettre de Voltaire au comte d'Argent al où il parle de Pidansat comme d'un qui a trotte pour M. de Bachaumont et auquel il songe à s'adresser finalement ayant besoin d'un commissionnaire qui lui expédierait du café, du chocolat, de mauvais livres et des nouvelles. Il est, en tout cas, impossible d'admettre que Pidansat ait jamais élevé la prétention, qii^ on lui attribue, d'être le fils de Bachaumont et de M^° Doublet. Peut-être, et c'est ce qui a pu créer une confusion, les termes de papa et de maman par lesquels tous les paroissiens les désignaient, et qu'il employait à coup siir, ont-ils donné à penser à quelque contemporain.

Si on ne sait nen de la jeunesse de Pidansat de Mairobert, nous avons, sur son caractère, à vingt anSy une information précise, V opinion même de son frère, un avocat peu connu (2). C'est un curieux de nouvelles, de petits vers, de satires, un grand collectionneur de gazettes clandestines et

(i) « L'an 1727, le 20 février, est né Mathieu-François, fils légitime de M^ François-Pierre Pidansat, avocat au Parlement, bailly de la duché-pairie d'Aumond, commissaire lieutenant subdélégué de MM. les Prévôt des marchands et Echevins de la ville de Paris, et de damoiselle Nicolle Picardat, sa femme, sec père et mère, de cette paroisse, et a été baptisé le 21 même mois et an, en présence de M® Mathieu Jolly, avocat au Parlement, et de Louise-Martiale Pidansat, fille du susdit François-Pierre, parrain et marraine, lesquels ont signé avec moi Joseph Rémond, curé de Chaource, soussigné. »

(2) Louis-Marie Pidansat.

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