‹ Madame du Chatelet, ou Point de lendemainChapitre 17 sur 25 · I.E .«ARQUIS · texte numérisé non relu

I.E .«ARQUIS

A la bonne heure, cela vous regarde plus que moi. Eh bien! madame, (Avec un peu d'ironie, ces sciences, ces tiavaux auxquels vous vous consacrez exclusivement vous ont-ils fait faire quelques découvertes nouvelles?

M""^ DU CHATELET

Ce sujet vous intéresse peu, monsieur; et jesup. pose qu'un objel plus important vous a ramené dans ce château.

LE .MARQL'IS.

J'y suis venu pour m'inslruire à fond d'une affaire assez einbarrasée, et qui me semble à piésent moins claire que jamais.

VOLTAIRE, bas à M"" du Chàtelet.

Voyez-vous? Il prend le change.

M™^ DO CHATELET, avcc une sorte de dédain.

Et celle affaire me sera-t-elle communiquée?

LE MARQUIS

C'est selon. Depuis combien de temps avonsnous l'avantage de posséder à (lirey M. de Saiîil- Lambert ?

M""' DU CHATELET

Depuis cinq jours seulement.

LE MARQUIS, haut.

Cinq jours! (.\ part.) Ce n'e^t pas lui.

VOLTAIRE

Pendant ce lemps, j'ai achevé le mémoire poui votre avocat; car Sainl-Lamberl ayant sans cesse à consulter madame...

LE MARQUIS, à part.

Ah! c'est peut-être lui.

VOLTAIRE

Et si vous voulez en venir prendre connaissance, nous laisserons Saint-Lambert et M'°<> la maïquise achever ce qu'ils ont commencé : je gagerais que nous les avons dérangés.

LE MARQUIS , à pari.

Allons, décidément c'est lui : et j'étais un sol (le soupçonner Voltaire.

«■"e DO CHATELET, à part.

Chacune de ses paroles me met à la torture. (Elle va s'asseoir, et prend un livre )

SAINT-LAMBERT, à part.

Que va de\cnir tout cela:'

LE .MARQUIS, bas à Vollairp.

Mais, mon ami , regardez-les donc. Le diable m'emporte si c'est de sciences qu'ils s'occupaient ! VOLTAIRE, à part.

Il est pris! (A demi-voi\ au marquis ) Allons donc, monsieur le marquis , quelles idées a\e/- \nus? ri donc! un homme de qualité !

LE MARQUIS, de même.

Mais enfin c'est ma femme!

voLTAïui;, de même.

Raison de plus ! (.\ part.) Nous sommes sauvés.

DUBOIS, entrant.

Un homme (iaffaires désire parler a inoii-ieur le marquis.

r.K MARQUIS.

T'iniinenl ! a peine arrivé...

■l IIIHKI.IIT.

Fi

DUBOIS

Il (lit que c'est pour un objet important.

LE MARQCIS.

J'y vais. (Dubois sort.— A Voltaire.) Je ne voudrais pourtant pas les laisser ainsi.

VOLTAIRE, à demi-voix.

Je crois que vous êtes dans l'erreur ; mais, .'i vous avez quelque crainte, je vais rester avec eux. LE MAUQUIS, de même.

Excellent ami! ne les quittez pas.

VOLTAIRE , le fondiiisaril.

Comptez sur moi.

(Pendant qu'il va jusqu'au fond en parlant bas au marquis, Saint-Lamberl s'est rapproché de M'"« du

Chàlelet.)

SAINT-LAMBERT, à demi-voix.

A vez-vous oublié ma prière ? Cette bague...

M""^ ou CHATELET, de même.

Oh ! jamais ! jamais !

COCCCOOOOOOOOOOOOOOOCOOCCOOOOOOOOOÛOOOOOOOCOÛOOOOOOO

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