‹ Madame Élisabeth, sœur de Louis XVIChapitre 10 sur 284 · MADAME ELISABETH A LA COUR · texte numérisé non relu

MADAME ELISABETH A LA COUR

insignifiants, de petites scènes de reproches qui se terminaient par de tendres réconciliations. Madame Elisabeth devint bientôt leur favorite, et ses séjours à Bellevue causaient une vive satisfaction aux trois vieilles dames. Elle y rencontra une personne distinguée par son mérite et son esprit, la duchesse de Duras, sœur du maréchal de Mouchy, et qui mérita promptement son amitié. La confiance dont Madame Elisabeth ne cessa pas d'honorer la marquise de Sérent, devenue ensuite sa dame d'atours, date également de cette époque.

Peu après le mariage de Madame Clotilde, Mme de Marsan donna sadémission,et la princessede Guéménée lui succéda dans la charge de gouvernante des Enfants de France. Bonne, aimable et prodigue, elle se plut à entourer Madame Elisabeth de toutes les distractions possibles. L'extrême simplicité des goûts de sa nouvelle élève l'étonnait à tel point, qu'elle reprochait à Mmo de Marsan d'avoir formé la princesse pour la pauvreté du couvent, au lieu de l'avoir élevée pour occuper un des trônes de l'Europe.

Ce fut peut-être ce propos, joint à ce que l'on savait de l'attrait de Madame Elisabeth pour Saint-Cyr, qui décida le roi à hâter la fin de l'éducation de la princesse. Le 17 mai 1778, les gazettes de la cour annoncent ainsi cet événement : « Madame la princesse de » Guéménée a fait la remise de Madame Elisabeth à Sa

* Majesté, qui a ordonné que l'on fît entrer M™* la

• comtesse Diane de Polignac, dame d'honneur de la » princesse, et la marquise de Sérent, sa dame » d'atours. » Le même soir la famille royale partit pour Marly.

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