LA PRINCESSE S'OCCUPE DES DETTES DE SON AMIE
» gens se mettent au-dessus des scrupules, qu'elle » craint que notre règle ne nous fasse illusion sur nos » devoirs. Voilà, Mademoiselle Bombe, la conversa- » tion que vous auriez dû avoir avec vous-même, en » y ajoutant quelques réflexions sur les sentiments de » ta princesse, et tu n'aurais pas tourmenté ta tète et » affligé ton amie par l'idée que tu as prise d'elle ! »
Le mécontentement des parents de Mm0 de Bombelles les avait portés à dénaturer auprès d'elle le langage de Madame Elisabeth. Ils allèrent jusqu'à dire à la pauvre femme qu'elle perdrait sa place à la cour. La Princesse, instruite de ces détails , se hâta de l'assurer, au contraire, d'un redoublement d'affection. Elle la chargea d'une lettre pour le comte d'Artois, qui se trouvait encore à Venise, et dans laquelle elle recommandait au prince de veiller au sort de ses amis. Il obtint de la reine de Naples, Marie-Caroline, une pension pour le marquis de Bombelles, à un titre incapable de blesser sa délicatesse. De son côté, Madame Elisabeth s'occupa de ses intérêts à Paris, ménagea des arrangements entre les familles, vit les gens d'affaires et les créanciers, et fit si bien qu'elle écrivit à peu de temps de là sur ce sujet à Mme de Bombelles, ces mots tranquillisants : « Tout ce que je puis me per- » mettre de te dire, c'est que je suis contente. *
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Contente, elle l'était en effet d'avoir paré ainsi, pour quelque temps, à la noble infortune de son amie. Mais elle devait cette satisfaction à plus d'un sacrifice per-