‹ Madame Élisabeth, sœur de Louis XVIChapitre 106 sur 284 · SACRIFICES PERSONNELS DE MADAME ELISABETH · texte numérisé non relu

SACRIFICES PERSONNELS DE MADAME ELISABETH

sonnel, et qu'elle se gardait bien de laisser pénétrer. Les documents conservés aux Archives sont là pour en révéler la nature, et les livres de dépenses de Madame Elisabeth offrent, à cette époque, plus d'un renseignement à ses biographes. On voit ainsi qu'à la fin de l'année 1790, durant ces premiers mois de 1791, les chapitres consacrés aux modes, aux étoffes, aux dentelles, aux fournitures de soies pour les broderies, à la parfumerie, à la librairie, etc., offrent une diminution de plus de moitié sur le total des années précédentes. L'article des travaux d'aiguille, des notes de Mlle Dubuquoy, les factures du célèbre du Cabas-d'Or, le mémoire de Mlle Bertin, toutes ces dépenses ont subi une notable modification. Chez Mme Eloffe, lingère de la Cour, elle n'achète rien. Plus trace d'acquisition de ces livres mignons, de ces almanachs bijoux, de ces boites à jeu, de ces éventails, de ces porcelaines délicates, et autres mille petits riens si recherchés par les femmes de l'ancien régime. En revanche, le chiffre des aumônes, celui des traitements, gratifications et pensions, ne varie pas et s'élève , en 1791, à la somme de 17,548 livres. Il s'y joint même une pension nouvelle faite à une ancienne gouvernante ■de Mme de Bombelles, que cette dernière ne pouvait plus continuer à soutenir. L'état des appointements des dames de la Princesse accuse un total de 52,000 liv. Des sommes importantes sont attribuées à l'entretien de pauvres orphelins, de vieillards et d'infirmes. A côté de ces registres, témoignages d'une noble générosité, se trouve un lamentable rapport sur l'état du domaine de Montreuil, où s'étale, sans déguisement, toute la pénurie de la propriétaire. « Le fruit n'a pas

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