‹ Madame Élisabeth, sœur de Louis XVIChapitre 165 sur 284 · M. DE LA CHÈZE ET PÉTION · texte numérisé non relu

M. DE LA CHÈZE ET PÉTION

» personnes en question, pour savoir ce qu'elles de- » mandaient et si Ton croyait pouvoir se fier à leurs » promesses. »

Ecoutons maintenant la réponse de Pétion et de ses amis à La Chèze. « Ils demandèrent huit cent mille » francs pour les partager entre eux, et s'engagèrent » à employer tous les moyens qui étaient en leur » pouvoir pour détourner le coup qui se préparait. » Pétion promit de se rendre au château au premier » bruit, et de donner Tordre de repousser la force par » la force, si l'on tentait une entreprise contre les » Tuileries. »

La négociation ainsi engagée, La Chèze eut plusieurs entrevues avec Pétion, et crut le voir persuadé « du grand intérêt qu'il avait à sauver le Roi, pour » la sûreté de sa propre vie et de sa propre for- » tune» (1). Les demandes et les promesses de Pétion, rapportées exactement à Louis XVI avec la certitude du succès de quelques démarches faites auprès de San terre, considéré comme le seul chef capable de maîtriser l'émeute, amenèrent le résultat prévu. « L# » Roi accepta leurs propositions, poursuit Mme de » Tourzel, et, pour ne pas compromettre M. de La » Chèze, si on le voyait chez lui, il me chargea de » lui remettre les huit cent mille francs, qu'il n'avait » pu lui donner sur le champ. »

Ainsi, d'une part, le Roi recevait des assurances de dévouement désintéressées du côté des Constitutionnels et des Girondins, et, de l'autre, des certitudes d'être soutenu par ceux qu'il croyait les maîtres de la situation.

(1) Mémoires de M»« de Tourzel, t. II.

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