PROJETS CRIMINELS DE ROBESPIERRE ET DE MARAT
» Marseille et de Bordeaux, la résistance de la Vendre, » le soulèvement de Lyon, les progrès de la coaii- » tion et la retraite du général Custine donnaient » assez à connaître que, sans d'énergiques mesuras, » la liberté était perdue. » (i).
Des perquisitions dans Paris, des décrets, un redoublement de terreur, tel fut le résultat de l'entretien de Simon avec Robespierre. Marat, de son côté, prenait la responsabilité du nouveau drame qui se préparait: « On nous appelle buveurs de sang ! s'écriait-il, eh i bien, méritons ce titre en buvant le sang de nos » ennemis I »
Ces ennemis se trouvaient personnifiés au Temple par Marie-Antoinette, fille des Césars de l'Allemagne, et par Louis XVII, reconnu roi par l'Europe et une grande partie de la France. Enfin, dans Madame Élisabetb, Robespierre et Marat voyaient une représentante de l'attachement inébranlable de la maison de Bourbon à celte Eglise du Christ, l'objet de leur haine infernale, l'obstacle à toutes leurs institutions athées. Semblables au despote romain qui souhaitait que son peuple opprimé n'eût qu'une tète, pour pouvoir la trancher plus vite, ils auraient voulu anéantir cette malheureuse famille d'un seul coup.
Cependant les captives ignoraient qu'une nouvelle série de persécutions allait commencer et se sentaient même moins surveillées. L'espionnage du ménage Tison, si exact jusque-là, était désorganisé depuis la délation formulée contre le Dauphin. La femme, tourmentée par des remords, s'était jetée aux pieds du
{{) lleauchesne. (Rapport de Cambon).