MADAME ÉLISABETH EST CONDAMNÉE A MORT
» la guerre civile dans l'intérieur, ont été formées ; » des secours en hommes et en argent ont été fournis » aux ennemis, des troupes ont été assemblées, des » dispositions ont été faites, des chefs nommés pour » assassiner le peuple, anéantir la liberté et rétablir » le despotisme.
» Elisabeth Gapet est-elle complice de ces com- » plots ? Les jurés, après quelques minutes de dé- » libération, rentrent à la salle d'audience, et don- » nent une déclaration affirmative contre Madame » Elisabeth et les autres accusés (1). Le tribunal con- » damne Elisabeth Gapet et les autres accusés à la » peine de mort, conformément à l'article quatre de » la première section du titre premier de la deuxième » partie du code pénal dont a été fait lecture, etc.. » déclare les biens desdits Elisabeth Capet, etc., » acquis à la République... Ordonne qu'à la diligence » de l'accusateur public le présent jugement, sera » exécuté, dans les vingt-quatre heures, sur la place de » la Révolution de cette ville, et qu'il sera imprimé, » lu, publié et affiché dans toute l'étendue de la » République... »
Les mots de peine de mort et d'exécution dans les vingt-quatre heures avaient produit un léger mouvement sur les gradins où étaient échelonnés les condamnés. L'attention du tribunal se porta sur la sœur
(1) « Nous avons entendu affirmer, par un témoin oculaire » alors enfant, que si une seule voix s'était élevée pour pro- » poser de délivrer Madame Elisabeth, elle eût été délivrée. » Cette voix ne s'éleva pas. De tous les courages, le plus diffi- » cile, c'est celui qui consiste à prendre l'initiative d'un acte » de courage. » Nettement, Vie de Marie-Thérère, p. 145.
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de Loui* XVI. Elle entendit la redoutable sentence sans sourciller, et lorsque Tordre fut donné de la reconduire à la Conciergerie, elle traversa la salle et d'un pas aussi ferme que si elle eût été rendue à la liberté. Au moment où elle sortit, Fouquier-Tinville dit au président : « Il faut avouer cependant » qu'elle n'a pas poussé une plainte. — De quoi se » plaindrait-elle donc, Elisabeth de France ? » répliqua Dumas, qui avait sur le cœur la fière réponse de la Princesse au début de l'interrogatoire : « Ne lui avons-nous pas formé aujourd'hui une cour d'aris- » tocrates dignes d'elle. Et rien ne l'empêchera de » se croire encore dans les salons de Versailles, quand » elle va se voir, au pied de la sainte guillotine, » entourée de toute cette fidèle noblesse ! » (1)
Dumas disait vrai. Voici les noms des compagnes de Madame Elisabeth : Mesdames la marquise de L'Aigle, la marquise de Sénozan, la marquise de Crussol, la comtesse de Montmorin, la marquise de Canisy et la comtesse de Sérilly. Les hommes étaient : le comte de Sourdeval, le comte de Sérilly, M . d'Etigny, le comte de Loménie, le comte de Brienne, ancien ministre de la guerre , le jeune Galixte de Montmorin,
(1) Il exerça sa redoutable charge, avec « cruauté, ironie, m dureté et insolence, • jusqu'au 9 thermidor, et périt justement le 10 avec Robespierre. (Histoire du tribunal révolutioa- • naire).
âgé de dix-huit ans ; l'abbé de Loménie, coadjuteur de l'évêque d'Autun ; le chevalier de Loménie ; l'abbé de Chambertrand, chanoine de la cathédrale de Sens ; M. de Cressy-Champmilon, officier de marine. Avec ces nobles personnes, une vieille fille nommée Denise Buard, un tailleur de la rue Saint-Florentin, Letellier ; un pharmacien de la porte Saint-Honoré, nommé Georges Folloppe ; un manufacturier, également de Sens, Théodore Hall ; un domestique de Mm0 de Sérilly, nommé Lhoste ; deux dames, Tune appelée madame de Rossel Cercy, et l'autre madame Rosset ; enfin, un domestique appelé Baptiste Dubois, arrêté chez sa mère, Vieille rue du Temple. On avait espéré faire figurer le cardinal de Brienne dans cette exécution, mais il s'était dérobé au supplice par le suicide.
Les vingt-cinq condamnés défilèrent lentement sous les voûtes de la prison, au milieu des spectateurs qui pour les voir passer s'étaient rangés en haie, et furent conduits dans la salle des condamnés à mort pour y attendre le bourreau. « Cette salle longue, obscure, » étroite n'est séparée du greffe, dit un témoin, que » par une porte et une cloison vitrées, et n'a pour tout » mobilier que des bancs de bois adossés à la muraille. » L'humidité qui suinte le long de ces pierres désolées » semble née des larmes qu'elles ont vu couler. Quel- » ques matelas étendus sur le carreau portent encore » l'empreinte des malheureux qui les ont froissés avant » les nouveaux venus. Leurs habits sont jetés ça et là, » pour être vendus ; sur les bancs traînent des bouts » de chandelles, des mèches de cheveux, des rubans » flétris. » Les cœurs les plus énergiques faiblissaient en
entrant dans cet effroyable vestibule du supplice. Cependant de nombreux témoins ont attesté que Madame Elisabeth avait conservé son calme et son courage en y pénétrant. Unie aux infortunés qui partagaient son épreuve suprême, elle prit bientôt au milieu d'eux la place qui lui appartenait. Elle les consola par la sérénité de son regard, par la douce résignation de ses paroles. Là, comme aux Tuileries et au Temple, elle s'oublia pour ne songer qu'à ceux qui souffraient auprès d'elle, et se montra plus douce et plus aimable encore, sous le rayonnement de l'auréole de son martyre.
Un des gardiens de la Conciergerie commençait déjà à recueillir les vêtements des accusés, à les classer et à les entasser. Cet homme, appelé Geoffroy, écoutait avec un étonnement mêlé de respect les entretiens de la princesse avec ses compagnes. « Elle les excitait, dit- » il (i)y à avoir confiance en Dieu, qui récompense les » sacrifices saintement accomplis ; elle les conjurait » d'offrir leur vie pour le salut de leur àme, et aussi » pour celui de la France. La vieille marquise de Sé- » nozan (2) joignait les mains et priait en écoutant Ma- » dame Elisabeth. M. de Loménie de Brienne, à une » extrémité de la salle, s'indignait contre Fouquierj i> qui avait repoussé sa défense et les réclamations » des habitants de Brienne ; il rappelait avec exalta- » tion les services qu'il avait rendus. Madame Eli-
(1) Récit de M. Ferry, employé au département des Beaux- Arts (1825). Il tenait ces détails de Geoffroy, son oncle, qui rat ensuite gardien de la maison d'arrêt de la Polie-Renaud.
(2) Elle était sœur de If alesherbes et amie de l'abbé Bdgeworth.
» sabeth s'approcha de lui : « Ah ! Monsieur, lui tlit- » elle, s'il est beau de mériter l'estime de ses conct- » toyens, croyez qu'il est encore plus beau de mériter » la clémence de Dieu ; vous avez montré à vos com- » patriotes à faire le bien, vous leur montrerez com- » ment on meurt quand on a la conscience en » paix. » (1)
L'une des condamnées les plus désespérées était Mme de Montmorin, qui voyait mourir sa famille presque entière avec elle. La malheureuse mère pleurait surtout le sort de son jeune fils, qui s'efforçait de la consoler. A elle aussi, Madame Elisabeth demanda, au nom du ciel, d'accepter sans plaintes le sacrifice exigé. « Ah 1 je veux bien mourir, disait Mme de Mont- » morin en sanglotant, mais je ne puis voir mourir. » mon fils ! » — « Vous l'aimez , lui dit alors la » princesse, et vous ne voulez pas qu'il vous accom- » pagne 1 Vous allez trouver les félicités du ciel et » vous voulez qu'il demeure sur cette terre, où il n'y » a aujourd'hui que tourments et douleurs ! » Alors la mère pleure, se soumet et serrant avec transport
(1) On a dit et écrit que M. Emery, supérieur de Saint- Sulpice, avait assisté Madame Elisabeth à ses derniers moments. Cette assertion n'est pas exacte. M. Emery était eu prison, lui-même au collège du Plessis, à cette époque. On ne ▼oit pas non plus que les courageux prêtres qui soutinrent tant de condamnés durant la Terreur, aient pu pénétrer près d'elle. Cependant la famille de la marquise de Crussol apprit, d'une manière certaine, que les condamnés avaient reçu les secours de l'Eglise avant de marcher au supplice, et une tradition puisée à des sources respectables atteste que l'abbé de Sambucy, mêlé parmi la foule, les accompagna jusqu'à Téchafaud.
son enfant dans ses bras : « Viens, viens, s'écrie- t-elle, » nous mourrons ensemble. » (1).
La jeune comtesse de Sérilly avait dit à Mœe de Montmorin qu'elle se croyait grosse. Madame Elisabeth lui conseilla de le déclarer, sachant qu'elle obtiendrait, sinon sa grâce, du moins un sursis. Ce fut ce qui arriva, et la jeune femme vécut pour pouvoir attester, avec les autres témoins, la vérité de ces scènes admirables. Une émotion douce et profonde s'était emparée de tous les condamnés. Plusieurs jusqu'à ce jour avaient vécu dans l'indifférence et dans l'ignorance de la foi. Appartenant à la société la plus brillante et la plus spirituelle de France, ils avaient adopté les doctrines de la philosophie de Voltaire, et oublié la religion du Christ. La voix de cette fille de leurs Rois, de cette Princesse encore parée de toutes les grâces de son âge, de toute la majesté de son rang, leur sembla plus frappante que celle du plus éloquent des prédicateurs. Les vieillards inclinèrent leurs fronts blanchis sous cette influence angélique. « On n'exige pas de nous, » leur disait-elle, « comme des anciens martyrs, le sacrifice de nos » croyances ; on ne nous demande que l'abandon » de notre misérable vie 1 faisons à Dieu ce faible » sacrifice avec résignation ! » Aucune protestation
(1) Récit d'une servante nommée Marguerite, qui avait été jetée à la Conciergerie pour n'avoir point voulu déposer contre son maître, le marquis de Fenouil. Elle connaissait Mme de Mouiiuorin, dont son père infirme avait reçu des bienfaits. Notes de Beauchesne, 1828, Vie de Madame Elisabeth, II, p. 245. Mme de Sérilly, qui échappa au supplice, raconte aussi ces détails.
contre l'iniquité de ses juges, contre la barbarie de ce peuple qui insultait et massacrait, n'échappa à la royale captive. Elle montrait à ses compagnons le Dieu qui les accueillait, ses miséricordes infinies, ses éternelles espérances. Quand le terrible appel retentit, le sentiment d'une prochaine délivrance avait dominé celui de la mort et du supplice. Le calme et la dignité d'un malheur suprême et immérité accueillit la voix du bourreau. Ce fut dans le silence que s'accomplit la toilette funèbre ; car il y avait une toilette pour Téchafaud etles épaules des femmes devaient être préparées pour le couteau. Enfin les portes s'ouvrent et les charrettes que le régicide Barère appelait les bières des vivants, reçoivent les condamnés. Il est environ cinq heures; un soleil de printemps, une chaleur d'été, un temps resplendissant a succédé à l'orage de la veille. L'affluence du peuple est immense et pousse de longues et féroces clameurs. C'est surtout la charrette qui porte la sœur du Roi qui attire sa curiosité et provoque ses cris : « Ah I c'est bien » elle, on ne peut s'y méprendre. » La voilà, en effet, les mains liées derrière le dos, vêtue de blanc comme le matin, mais le corsage rabattu. Un fichu de linon des Indes couvre ses épaules et son sein. Sur ses cheveux blonds et rasés est un mouchoir de mousseline. Elle parle à ses deux compagnes, la marquise de Sénozan et la marquise de Crussol, et semble exhorter à la patience deux condamnés, debout près de ces dames. Mme de Sénozan, presque octogénaire, faillit s'évanouir en entendant les vociférations de la multitude. « Du courage, lui dit Madame Elisabeth, nous » serons bientôt dans le sein de Dieu avec notre fa-
» mille. » (i) Le trajet de la Conciergerie à la place de la Révolution se poursuit au milieu de la foule d'abord rugissante, puis silencieuse et consternée (2). A la descente du Pont-au-Change , Madame Elisabeth essaye de tourner la tète pour contempler Notre-Dame, devenu le temple païen de la déesse Raison. Dans ce mouvement, le mouchoir blanc posé sur sa tête se détache, tournoie un instant dans l'air et s'envole vers la Seine. Ainsi flottaient jadis, sur les eaux du Tibre, les voiles de ces vierges martyres dont le fleuve emportait la dépouille mortelle. De ce moment , la Princesse, demeurée seule, téte nue, au milieu de ses compagnes, attire par cela même tous les regards, et d'innombrables spectateurs peuvent rendre témoignage du calme et de la sérénité de ses traits. Le cortège suit le quai de la Mégisserie, tourne de la rue de la Monnaie dans celle du Roule, s'engage dans la rue t Honoré », passe devant la fontaine de la rue de l'Arbre-Sec, la Cour-d'Aligre, l'Oratoire, le Châteaud'Eau (détruit en 1855), le Palais-Egalité, l'église Saint-Roch, le cou vent des Jacobins, l'hôtel de Noailles. les Feuillants, la fontaine des Feuillants, les hôtels d'Estampes et de Béthune. Un peu après surviennent des incidents qui rendent la foule nerveuse et agitée. Devant l'Assomption, un vieillard tombe en poussant des cris déchirants (3) ; à l'angle de la rue Saint-
(1) Lettre de Monseigneur l'archevêque de Paris, 1868
(2) Guénard. D'après des témoins oculaires.
(3^ C'était le médecin de Fontainebleau, le docteur QaeBy. On le ramena chez sa fille, et il mourut de saisissement le soir même. (Papiers de M. le comte Ferrand. Note. V. Feuillet de Couches).
Honoré et de la rue Royale, deux jeunes et belles femmes, Mm6S Beugnot et Du Quesnoy, se prosternent devant la charrette et élèvent leurs mains jointes vers Tangélique Princesse, en lui demandant de les bénir (1). Arrivée place de la Révolution, la Princesse descend la première. On voit le bourreau lui tendre, comme pour l'aider, une main qu'elle refuse en regardant de côté. Des banquettes de velours avaient été placées au pied de l'échafaud, attention inaccoutumée et qui annonçait le nombre et le rang des condamnés destinés au supplice. La curiosité devient palpitante. Au milieu d'un silence profond, la voix de l'exécuteur appelant les victimes se fait entendre. Le premier nom prononcé est celui de la marquise de Crussol. Aussitôt elle se lève, va s'incliner devant Madame Elisabeth, et exprimant à haute voix le respect que lui inspire la Princesse, elle lui demande la permission de l'embrasser. « Bien volontiers, et de » tout cœur, » lui dit Madame Elisabeth avec son affabilité naturelle. Toutes les femmes qui suivirent obtinrent d'elle le même honneur. Les hommes témoignèrent à la princesse leur respect, en allant, chacun à leur tour, courber devant elle la tête, qui tombait une minute après. Galixte de Montmorin (2), à chaque fois que descendait le couperet de la guillotine, criait : « Vive le Roi ! » avec un courageux domestique de la maison de Brienne, compris, lui
(1) Mémoires du comte Beugoot, t. I, p. 271.
(î) Récit de Lemoinne, homme d'affaires de M. de Montmorin. — Voir aussi : la Comtesse de Beaumont, par M. Bardoux, 1883.
aussi, dans les victimes. Lorsque la vingtième victime monta les marches, il essaya bien de crier ; mais, cette fois, le cri s'arrêta dans sa poitrine. C'était sa mère. 11 périt après elle.
Des murmures de surprise et d'émotion se répandaient sur la place. Les assistants pleuraient et sanglotaient. On dit qu'à ce moment un misérable, sorti de la lie du peuple, curieux de savoir le nom de la jeune femme qui inspirait tant de sympathie, apprit de ses voisins que c'était la sœur du Roi. « On a beau • lui faire des salamalecs, • cria cet homme avec une expression de fureur cynique, « la voilà f.... comme » l'Autrichienne ! » Il était assez près du banc pour que sa parole fût entendue de Madame Elisabeth. Levant les yeux vers le ciel, elle le bénit en apprenant ainsi que la Reine avait cessé de souffrir, et quelle allait la retrouver dans le sein de Dieu. Cependant l'exécution continuait, et l'on entendait la voix de la sainte Princesse réciter le De profundis avec ses dernières compagnes. Le moment arriva où nulle voix n'accompagna la sienne. La vingt-troisième victime en se levant avait reçu d'elle cette parole : • Courage » et foi dans la miséricorde de Dieu î » En la prononçant, Madame Elisabeth, à son tour se leva, prête à obéir à l'appel de l'exécuteur. Elle monte seule d'un pas ferme les degrés de l'échafaud (4), et regardant le ciel de son beau regard limpide, elle se laisse attacher à la planche fatale. Son fichu tombant à terre laissa voir une médaille de l'Immaculée-Gonception suspendue à son cou. L'aide du bourreau voulutlui enlever
(i) Beauchesne. D'après des témoins oculaires.
ce signe de piété. Comme il se penchait vers Madame Elisabeth, elle lui adressa distinctement ces mots : « Au nom de votre mère, monsieur, couvrez-moi. * Ce furent ses dernières paroles. Le sacrifice était accompli. On rapporte (du moins des contemporains l'affirment), qu'au moment où elle cessa de vivre, il se répandit, comme il arrive quelquefois à la mort des saints, un parfum de rose sur toute la place de la Révolution. « C'est qu'en effet », écrit à ce sujet un grand évêque, « le plus pur encens venait de monter » vers Dieu, pour l'expiation des crimes qui châtiaient » alors la France. » (1)
Le signal du roulement de tambour qui annonçait la fin d'un supplice, et provoquait le cri de « vive la République, » ne fut pas donné. Le commandant de service autour de l'échafaud était, ce jour-là, un capitaine de vétérans de la garde nationale, nommé Macé, ancien quincailler et fournisseur de la cour. Il avait été de service au Temple pendant l'hiver, et avait témoigné du respect aux captives. Les terroristes, pour le punir, l'obligèrent à figurer à l'exécution de Madame Elisabeth, malgré ses supplications. Au moment d'ordonner le roulement, il tomba sans connaissance et fut emporté paralysé et mourant par les gardes efîrayés (2).
Un mouvement de terreur indicible se produisit parmi la foule, qui était demeurée morne dès le début des exécutions. Les furies de guillotine baissaient la
(1) Lettre de Monseigneur l'évôque d'Orléans. Beauchesne, 1. 1, Vie de Madame Elisabeth.
(2) Archives nationales. Rapport de police. Chantelauze. 162.