PRÉPARATIFS DE LA FÉDÉRATION
» table nom, serait celui de France; je ne crois pas » que je puisse le prendre ; mais tout cela m'amuse » beaucoup, et si ces messieurs voulaient ne rendre » que ces décrets là, je joindrais l'amour au profond » respect dont je suis pénétrée pour eux. »
Elle est non moins ironique quand, au commencement de juillet, il faut revenir passer quelques jours à Paris. «. . . . Nous allons nous réjouir dans quinze » jours avec toutes les milices du royaume, pour cé- » lébrer les fameuses journées du 14 et du 15 juillet... » On apprête le Champ-de-Mars. 11 pourra contenir » cent mille âmes. J'espère, pour leur salut et pour le » mien, qu'il ne fera pas la chaleur de la semaine » passée. »
10 juillet. — « Nous touchons à la crise de la fédérais tion. Elle aura lieu mercredi, et je suis convaincue » qu'il ne s'y passera rien de très fâcheux. . . L'Assem- » blée paraît décidément séparée en deux partis: » celui de M. La Fayette et celui de M. le duc d'Or- » léans, autrement appelé celui des Lameth (1). Je dis parce que le public le croit. Moi, j'ai l'opinion , ne sont pas si mal ensemble qu'ils veulent le » paraître. Que cela soit ou non, il paraît que celui de » M. de La Fayette est beaucoup plus considérable.
être un bien, parce qu'il est moins sanguiaraît vouloir servir le Roi en consolidant tion. »
et Alexandre de Lameth, députés de l'Artois et aux États-Généraux. Ils avaient adopté les idées s'opposèrent aux violences que l'on voulait le Roi. Ils éinigrèrent et moururent, l'aîné en en 1837. Ce dernier écrivit une Histoire de constituante, qui fut continuée par M. de Mouisse.