COALITIONS ROYALISTES
» que l'on peut pour persuader à la garde et aux Pa- » risiens que nous ne devons pas rester à Saint-Cloud ; » mais jusqu'à présent ils ne prennent pas à cette idée. » Cela viendra peut-être ; mais je ne le crois pas. » Malgré le jugement que l'Assemblée a porté sur les » auteurs des journées du 5 et du 6, j'espère que le » peuple ne se laissera plus aller à leurs conseils. 11 » fera bien, s'il désire ne pas ruiner entièrement la » France !
» Versailles vient de signaler son patriotisme, en » nommant juges du lieu, MM. Robespierre, Biosat » et un troisième du même bord. »
Le séjour du Roi à Saint-Cloud se prolongeait. Des coalitions royalistes s'organisaient dans les provinces, en accord avec les rassemblements d'émigrés sur les bords du Rhin. Tous les amis de l'ordre, justement effrayés des progrès de l'anarchie, se réunissaient pour se préparera une lutte énergique. Dans l'Assemblée même, un parti puissant désirait vivement l'éloignement du Roi. M. de La Tour-du-Pin, ministre de la guerre, fut chargé par ses collègues de représenter à Louis XVI que le moment était venu d'accomplir ce projet, tant de fois discuté. La Tour-du-Pin prévoyait qu'il serait forcé de donner sa démission, mais qu'il pourrait auparavant, et sans donner d'ombrage à l'Assemblée, disposer la marche de plusieurs régiments fidèles, de manière à protéger la route du Roi. Il pensait que l'habitation de Saint-Cloud faciliterait sa sortie ; enfin, que M. de Bouillé, ayant la confiance de deux ou trois départements, lui assurerait une situation solide loin de Paris, dans une place forte voisine des frontières.
Ne pouvant s'adresser directement au Roi, M. de La