‹ Madame Élisabeth, sœur de Louis XVIChapitre 96 sur 284 · LE JOURNAL. — PROMENADE A VERSAILLES · texte numérisé non relu

LE JOURNAL. — PROMENADE A VERSAILLES

» Jésus-Christ, d'effacer quelques-unes des offenses » qu'on lui fait journellement. Pensons que son cœur » souffre plus encore que sa colère n'est irritée. Il » dépend de nous de le consoler. Ah ! que cette idée » doit animer la ferveur des âmes assez heureuses » pour avoir de la foi ! »

2 décembre. — On dit que les provinces souffrent » avec peine l'exécution des décrets sur la cessation » du service divin dans les cathédrales ; mais, avec » cela, elles sont fermées. Il en est ainsi de tout. On » gémit ! mais le mal ne s'en opère pas moins. De » temps en temps, la Providence nous ménage quel- » ques rayons d'espoir. Leur lumière est bien vite » effacée. »

Même jour. — ... « De tous côtés, Ton voit des » familles dans la désolation, pour les affaires pu- » bliques et particulières ! Bon Dieu I dans quel temps m nous avez-vous fait naître ! Moi qui, il y a quelques » années, me réjouissait de n'être pas née dans le » siècle passé ! »

6 décembre. — « Nous nous portons tous bien. Je vais » galoper ce matin... L'autre jour, je me suis appro- » chée de Versailles, et j'ai senti une grande déplai- » sance de ne pouvoir pas y entrer. Qu'ils sont donc » bêtes de ne nous avoir pas tenus prisonniers chez » eux: geôliers pour geôliers, au moins la prison » aurait été plus agréable. »

\Q décembre. — a J'ai été ce matin à Sain t-Cyr... Je » ne suis revenue qu'à quatre heures et demie. J'ai » passé par le haut du parc de Versailles! IMaut con- » venir que c'est un bien beau lieu ! »

Il était dur ensuite de rentrer dans Paris enfiévré. La

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