‹ Madame Élisabeth, sœur de Louis XVIChapitre 97 sur 284 · LOUIS XVI SANCTIONNE LE DÉCRET DU 27 NOVEMBRE · texte numérisé non relu

LOUIS XVI SANCTIONNE LE DÉCRET DU 27 NOVEMBRE

gauche de l'Assemblée, pressée d'obtenir de Louis XVI sa sanction au décret du serment civique imposé au clergé, irritait la populace, et activait la distribution

d'écrits séditieux contre les ecclésiastiques et les membres de l'Assemblée qui s'opposaient au décret. Duport s'efforçait de persuader au Roi que, s'il continuait à refuser son approbation, il occasionnerait un massacre, et le faible prince hésitait, cherchait à gagner du temps, consultait, et, cette fois, ne cachait rien à sa sœur. Les discussions étaient longues, et les ministres redoutaient son influence. « Madame Elisa- » beth, écrit un contemporain, presse le Roi de ne » pas se laisser intimider par les craintes qu'on lui » expose. Elle considère M. Duport comme un homme )> honnête, mais faible, et qui ne se rend nullement )> compte de l'importance qu'il y a à ne pas séparer » la monarchie de la Religion catholique. »

A l'effroi des massacres qui tardent, les ministres joignent un autre fantôme , celui d'un schisme. Louis XVI cède enfin, et donne, le 26 décembre, la sanction désirée par les révolutionnaires et redoutée par les royalistes.

30 décembre, — « Dieu nous réservait ce coup ! » Qu'il soit le dernier, et qu'il ne permette pas que le » schisme s'établisse ! Voilà tout ce que je demande. » La réponse du Pape n'est point arrivée... Cette » acceptation a été donnée le jour de Saint-Etienne. » Apparemment que ce bienheureux martyr doit être » maintenant notre modèle ! Je n'ai point trop d'hor- » reur pour les coups de pierre ; ainsi, cela m'arrange » assez.

» ... On dit qu'il y a sept curés de Paris qui ont

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