‹ Madame est trop belle; comédie en trois actesChapitre 35 sur 46 · SCÈNE ÏV CHAMBRELAN, JEANNE, puis DE CLERCY · texte numérisé non relu

SCÈNE ÏV CHAMBRELAN, JEANNE, puis DE CLERCY

JEANNE

Eh bien ! nous voilà revenus des Italiens.

CHAMBRELAN

C'est insupportable. Ce M. Monli^iscar est étonnant avec son fils!... s'il croit que nous allons renoncer au monde, nous claquemurer !

JEANNE

Ah! il ne nous est pas défendu de sortir... d'abord nous avons une petite course à faire aujourd'hui.

CHAMB!\ELAN

Chez la couturière ?

JEANNE

Mais non!... chez M. deGoberville... à quatre heures.

CHAMBRELAN

C'est juste... pour celte place... (Tirant sa montre.; Nous n'avons que le temps.

JEANNE, sonnant.

Je suis prête dans une minute. (Uoe fomme de chambre paraît k droite.) Mon chapeau... mon mantelet, je sors. (La femme Je chambre disparaît.)

8i MADAME EST TROP BELLE

CITAMBRELAX.

Il e>l convenu que nous ne parlons pas de celte démarche à ton mari.

JEANNE

Non... je veux qu'il ne se doute de rien... et lui prouver que les femmes sont quelquefois bonnes à quelque chose. (La femme de chambre est rentrée et lui a mis son ohapeaD et son manlelet, Jeanne va à la glace.)

DE CLERCY, rentrant, à part*.

Le cousin est consigné, (Ha'it.) Tiens ! vous sortez?

CHAMBRELAN

Oui.

DE CLERCV.

Ah!,., et où allez-vous?

CnAMBRELAN.

On ne peut pas le dire.

JEANNE, à de Clercy.

Vous le saurez plus tard... c'est une surprise. (L'embrassant.) Adieu, monsieur...

CHÂMBRELAN, bas à de Clercy.

Cette femme là est un ange! ;I1 offre son bras à Jeanne, ils disparaissent par le fond.)

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