SCÈNE ÏV CHAMBRELAN, JEANNE, puis DE CLERCY
JEANNE
Eh bien ! nous voilà revenus des Italiens.
CHAMBRELAN
C'est insupportable. Ce M. Monli^iscar est étonnant avec son fils!... s'il croit que nous allons renoncer au monde, nous claquemurer !
JEANNE
Ah! il ne nous est pas défendu de sortir... d'abord nous avons une petite course à faire aujourd'hui.
CHAMB!\ELAN
Chez la couturière ?
JEANNE
Mais non!... chez M. deGoberville... à quatre heures.
CHAMBRELAN
C'est juste... pour celte place... (Tirant sa montre.; Nous n'avons que le temps.
JEANNE, sonnant.
Je suis prête dans une minute. (Uoe fomme de chambre paraît k droite.) Mon chapeau... mon mantelet, je sors. (La femme Je chambre disparaît.)
8i MADAME EST TROP BELLE
CITAMBRELAX.
Il e>l convenu que nous ne parlons pas de celte démarche à ton mari.
JEANNE
Non... je veux qu'il ne se doute de rien... et lui prouver que les femmes sont quelquefois bonnes à quelque chose. (La femme de chambre est rentrée et lui a mis son ohapeaD et son manlelet, Jeanne va à la glace.)
DE CLERCY, rentrant, à part*.
Le cousin est consigné, (Ha'it.) Tiens ! vous sortez?
CHAMBRELAN
Oui.
DE CLERCV.
Ah!,., et où allez-vous?
CnAMBRELAN.
On ne peut pas le dire.
JEANNE, à de Clercy.
Vous le saurez plus tard... c'est une surprise. (L'embrassant.) Adieu, monsieur...
CHÂMBRELAN, bas à de Clercy.
Cette femme là est un ange! ;I1 offre son bras à Jeanne, ils disparaissent par le fond.)