‹ Madame Eugenio. Histoire du Lieutenant Valentin. Le marronier. Les bras de la Vénus de Milo. Les deux amis. La sonnette de M. BerloquinChapitre 11 sur 26 · L.,-..,. Cookie · texte numérisé non relu

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Lftdlnianche suivant, madame Eugenio ne vint pas à l'avenue Princesse, et les heures s'écoulèrent tristement jusqu'à la nuit. C'en était fait! Ou je l'avais blessée, ou son mari s'opposait désormais à ses visites à la campagne. J'osai à peine m'en expliquer avec Thérèse, qui, soupçonnant mon inquiétude, essayait en vain de me distraire.

La vue de mes amis me rendait encore plus soucieux. Ils étaient heureux, hbres de leurs actions! Vers le soir, je m'esquiva! pour me plonger dans la solitude du bois. Toutes mes rélicilés s'écroulaient en uncliud'œiU

La veille, mon cœur était plein de joies; un instant avait sufîi pour les changer en inquiétudes. La société me pesait, l'isolement encore plus. Je revins •'t la maison à la nuit.

— Elle viendra ! s'écria Thérèse en s' élançant vers moi, une lettre à la main.

— A-t-elle écrit?

— Pour m'annoncer que je la verrais demain.

— Ah ! m'écriai-je.

J'avais le plus vif désir de connaître si la lettre de madame Eugenio contenait un mot relatif à mon audace de la veille, et pourtant je n'osais le demander à Thérèse,

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— Juliette serait venue aujourd'hui, continua-l-elle, si une parente ne l'avait gardée à diner.

— Elle n'est pas fâchée?

— Lisez son petit mot.

C'était, en effet, un petit mot : quatre lignes entre lesquelles rien lîe mystérieux n'était cache. Toutefois mes angoisses cessèrent comme par enchantement. .

Dans ce hillot, peut-être Fallait-il \oir une sorlc d'adoucissement aux peines que je devais me forger. Écrit à la hâte, il ne contenait rien de particulier, car il eût été imprudent de faire porter à la campagne ime lettre dont le Portugais pouvait demander compte.

Le lendemain, suivant la recommandation de Thérèse, je me rendis à'Paris à l'heure dite. Elle aurait vu son amie et me dirait quel était mon sort.

A peine entre, un nuage voila mes yeux. Madame Eugenio était dans le petit salon.

— Pardonnez-mot si je suis obligée de vous laisser un moment, dit Thérèse.

Délicate situation pour un homme timide que de se trouver en face d'une femme à laquelle il a adresse, quelques jours auparavant, une suhite déclaration 1

Madame Eugenio, assise près du piano, paraissait aussi émue que moi.

— Ah ! monsieur, dit-elle, dans quel emharras vous pouviez me jeter ! Si mon mari était l'entré tout à coup et qu'il eût ouvert cet écrin dont j'ignorais le contenu, quelles suites fâcheuses en seraient résultées!

J'écoutais, la tète hasse.

— Je suis, venue, monsieur, pour vous parler fran-

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