‹ Madame Eugenio. Histoire du Lieutenant Valentin. Le marronier. Les bras de la Vénus de Milo. Les deux amis. La sonnette de M. BerloquinChapitre 19 sur 26 · LA SONNETTE DE H. BBRIOQUIN · texte numérisé non relu

LA SONNETTE DE H. BBRIOQUIN

— I>es lapins dans les choui t s'écria Véronique. M. Berloquin entendait manger ses ehous, mais non

pas y convier les lapins. Après une heure consacrée a la chasse de ces animaux, le célibataire apprenait de Véronique que ses neveux avaient ouvert la porte de la cabane des lapins; c'en fut assez pour que les faibles marqi/es d'intérêt que M. Berloquin témoignait aux enfants de sa sœur tombassent tout à coup. D'autres méfaits d'ailleurs leur étaient reprochés : les enfants, à table, s'empiffraient d'une fa^on indécente en ne laissant pas intacte une assiette de dessert. La gouvernante et son maître ne mangeaient toute l'année que du fromage : pour l'arrivée de la veuve, on avait paré la tablo de mendiants, d'une demi-douzaine de biscuits, d'un pot de confitures et de pruneaux. L'idée de Véronique était que ces « bonnes choses » ne serviraient qu'à la parade. En quatre jours, les six biscuits avaient disparu ; il ne restait pas une lichette de confiture ; les mendiants avaient été avalés comme par une armée de rats, et les pruneaux, les enfants prodigues les avaient au dacieu sèment fourrés dans leurs poches, pour servir de passe-temps après lés repas.

— Ils veulent faire de la maison une ruine, s'était écriée Véronique.

Encore si la veuve eût mis un terme à ces déprédations! Mais on voyait à son indifférence qu'il s'agissait du bien des autres. Dès lors M. Berloquin battit froid sa sœur. Les repas furent réduits à la plus simple expression; les enfants ne pouvaient plus ni courir ni remplir la maison de leur joyeux babil. Aux

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