‹ Madame Eugenio. Histoire du Lieutenant Valentin. Le marronier. Les bras de la Vénus de Milo. Les deux amis. La sonnette de M. BerloquinChapitre 22 sur 26 · LA SONNETTE DE M. BERLOQUIH. MU · texte numérisé non relu

LA SONNETTE DE M. BERLOQUIH. MU

M. Berloquin répondit par un keu qui signifiait qu'il y réléchirait. Et il s'enfonça la tête dans les mains, trouvant que la proposition de sa gouvernante avait du bon.

Il était certain que les divers moyens de défense employés jusque-là n'avaieut servi de rien et que le perturbateur nocturne n'en continuait pas moins ses agressions. Supprimer le corps du délit, c'était supprimer tout délit futur. Cependant qui ouvrirait la porte aux fournisseurs? Comment M. Berloquin serait-il prévenu de l'arrivée de quelqu'un ? Une maison sans sonnette ressemble à celle d'un mort. Dans sa sagesse, le bourgeois décida qu'il valait mieux lasser l'ennemi qui troublait son repos. Et en ceci, il fit preuve de courageuse résolution.

L'automne arriva vite avec des nuages chargés d'humidité et divers symptômes annoncèrent à M. Ëerloquin qu'il fallait décidément compter chaque hiver avec les rhumatismes. Véronique fut heureuse de n'avoir pas brusqué les choses : comme un chat attendant patiemment que la souris sortit de son trou, une fois par an elle était à peu près certaine maintenant de tenir son maître qui, étendu dans son fauteuil, ne pouvait lui échapper.

La main de la gouvernante devint plus onctueuse que jamais en matière de massages, ses cataplasmes plus émollients. Véronique trouva des farines de graine de lin douces comme de la rosée, et le malade ressentît l'action de soins pénétrants qui entrent pour une grande part dans le succès des remèdes.

o,Cooglc

Page 1