LA CONDAMNATION ET LES DERNIÈRES ANNÉES
La règle du Saint-Office. — Pourquoi on y déroge. — La censure de l'abbé Pirot. — Lettre très-vive de Louis XIV au Pape. ^ Le peu d'effet qu'elle produit. —Inquiétude des adversaires deFénelon. — État de la question à la fin de 1G98. — Avantages acquis à la cause de l'archevêque de Cambrai. — Le danger déplacé. — Condamnation du livre des Maximes. — Admirable conduite de Fénelon. — Mme Guyon sort de la Bastille. — Sa famille. — M™* de La Maisonfort à Meaux. — Mort de Bossuet. — Dernières années de Fénelon. — Yie édifiante de M»« Guyon à Blois. — Sa mort.
Nous avons dit en quel état Taflaire était a Rome. Trente-huit propositions, tirées du livre des Maximes^ avaient été soumises aux examinateurs. Cinq d'entre eux les trouvaient toutes condamnables ; les cinq autres les trouvaient toutes orthodoxes, catholicissimas.
La règle jusqu'alors invariable du Sainl-Oflice, c'est que le livre suspect, en cas de partage, se trouve, par le fait même, libéré. Mais (piel danger n'était-ce pas courir que de refuser au roi une décision qu'il réclamait avec tant d'insistance, et de renvoyer bonteusement, comme « à coups de pied par le derrière, » di-