SUITE D'EVE ET LE SERPENT
Ce fruit est le fruit de la science du bien et du mal. Genèse,
A PEINE un mois s'est écoulé depuis la soirée qui a vu madame de Givry pleine d'amour et de dévouement, racontant au vicomte de Cintrac toutes les peines de sa vie , toutes les fautes dont elle a été remplie , se confiant, repentante et navrée, à la générosité de l'homme qui lui demande son amour ; un mois s'est à peine écoulé depuis l'heure
où des paroles , empreintes d'une tendresse alors véritable , ont éveillé les tendres sympatliies d'une âme, qui ne demandait pour tout bonheur qu'une autre âme à aimer , à conduire , à consoler. Son front porte encore l'empreinte chaste et brûlante des lèvres qui l'ont fait tressaillir.
Et cependant son cœur n'a point gardé cet amour, qu'elle aurait juré ne devoir jamais s'effacer.
Précieuse faculté d'aimer , feux brûlants qui dévorez toute une existence de votre chaleur perfide , vous êtes semblables à ces incendies que les vents poussent avec fureur sur les plaines couvertes des plus belles moissons ; uiie nuit vous voit percer ses ténèbres de vos terribles lueurs , une nuit vous voit commencer et finir votre tâche effroyable , et, quand le soleil revient, il n'aperçoit par-
tout où vous avez passé que des cendres infécondes, et la désolation s' élevant de vos noires fumées.
Que devient donc le cœur qui voit déserter l'amour dont il s'est empli comme d'un breuvage enivrant?
Que devient-il dans son veuvage éternellement irréparable ? car en sondant la solitude qui lui a été faite, il ne retrouve plus les saintes illusions qui jadis habitaient son innocence.
Il devient incrédule à ces croyances humaines, frais ombrages où s'abritait sa pensée.
11 s'avance à travers les jours que le Seigneur lui a comptés , insoucieux d'en retenir le nombre, et si quelquefois il espère se
relever de la langueur où les déceptions passées l'ont plongé.
Il s'aperçoit bientôt qu'il saigne de nouvelles blessures, et qu'il a poursuivi l'ombre vaine et fatale de ce qui ne peut plus revenir.
M. de Cintrac se liait encore au cœur qui le trompait déjà , en lui retirant son amour, et le laissant dans l'ignorance de ce cruel abandon; il arrangeait son existence pour les heures à venir du bonheur promis; il voyait arriver avec joie le jour où , dans sa loyale confiance, il viendrait réclamer sa fiancée en lui disant:
Mathilde , me voici de nouveau , mon àme est si pleine d'amour qu'en y puisant vous oublierez les chagrins de votre vie; je vous veux pour ma femme , ma bien-aimée, vous êtes pure à mes yeux, car votre
repentir et votre touchante sincérité vous ont rendu votre robe d'innocence ! Venez , laissez- vous conduire par moi, je crois en vous, venez , et soyez ma femme.
Madame de Givry, reconquise par les séductions du monde , se dégageait peu k peu en silence des derniers liens qu'elle brisait plus facilement, peut-être, qu'elle ne les avait formés. Chaque jour elle sentait se fondre au souffle corrupteur de madame de Royeux une passion qu'elle devait bientôt douter d'avoir éprouvée.
Sa liberté nouvelle lui apparaissait sous un figure si riante , son titre de duchesse lui semblait un trésor si précieux !
L'homme aimé, qui désire conserver le cœur de sa maîtresse, doit éviter d'établir un combat entre son amour et sa vanité.
La vanité , c'est l'arche sainte de presque toutes les femmes ; qui y porte la main est frappé de mort.
La duchesse de Givry aurait bien fait à M. de Cintrac le sacrifice de sa vertu , elle l'avait déjà fait ; elle eût été sa maîtresse , et si le monde lui eût jeté ce titre en mépris , elle aurait trouvé une sorte bonheur à dire à son amant :
Eh bien, oui ! je suis ta maîtresse , ou plutôt ton esclave , ta pauvre esclave , qui demande tout ton amour, qui veut s'en parer comme d'une glorieuse couronne. Ils disent que je suis une femme perdue; prends- moi dans tes bras, mon bien-aimé , et je mé' priserai leur mépris.
Madame de Givry, maîtresse de M. de Cintrac, eût parlé ainsi, et elle eût été no-
ble et grande s'enveloppant de sou amour pour toute vertu.
Mais la duchesse de Givry, sollicitée par le vicomte de Cintrac de s'unir à lui , d'abandonner son titre de duchesse , et le monde , et toutes les séduisantes vanités de sa vie de grande dame pour le suivre dans sa province , devait nécessairement renoncer k cet amour qui lui demandait à la fois tous les sacrifices de vanité.
Cependant quelques femmes ont été vues faisant céder leur vanité à leur amour; celles-là ont été traitées de folles : la duchesse de Givry n'était pas de celles-là.
Avant d'être amante ou épouse , elle était essentiellement femme du monde; il lui fallait cette vie d'étourdissement , de luxe et de plaisir que l'on ne trouve qu'à Paris; il
lui fallait, pour occuper ses soirées, les futiles conversations de cette partie de la société que l'on nomme la bonne compagnie ; il lui fallait , non pas des satisfactions de cœur pour vivre heureuse, mais les voluptés de l'amour-propre.
Quel puissant attrait y a-t-il donc dans cette perpétuelle comédie du monde où rien n'est vrai , et où les acteurs grimacent des sentiments qu'ils n'éprouvèrent jamais r*
Une femme du monde est un esclave qui ne peut rompre ses chaînes ; éloigncz-la de Paris , transportez-la loin de tout ce qui pourrait lui rappeler et sa société, et son bruit , et son étourdissement ; ne prononcez jamais devant elle le nom de cette capitale, entourcz-la des allections les plus douces , répandez autour d'elle tout l'amour de votre cœur, vous ne tuerez point en son âme
le regret du inonde : à certaines heures de sa journée , son regard, plus fixe, vous annoncera qu'elle s'abandonne aux souvenirs du passé ; alors vous la verrez , attentive et comme prêtant l'oreille , chercher à saisir des musiques éloignées , des bruissements étranges que son imagination seule lui rappellera. Elle éprouvera, comme une mortelle nostalgie, le besoin de revoir, ne fût-ce qu'une fois , la patrie dont elle est exilée. La vie de province ou la vie de château , la vie de famille , cette sainte gardienne de la pureté des mœurs et de l'honneur des familles, la faneront, l'étioleront; elle s'inclinera bientôt comme une plante que la faux du moissonneur a blessée de son tranchant.
La duchesse de Givry sentait l'impossibilité d'abandonner le monde , de se con-»
finer dans la tranquillité des afîections doit. 17
mestiqties. Elle s'était laissé entraîner à l'amour de M. de Cintrac, jusqu'au point de croire que tous les sacrifices lui deviendraiexit possibles; mais «ne fois que ce premier empire, de l'amour fut passé, la nécessité des sacrifices qtii lui étaient demandés détruisit en elle la passion et tous les sentiments tendres qu'elle avait crii éprouver.
Elle eût peut-être été assez forte pour accomplir comme sacrifice les promesses de son amour ; elle se serait peut-être résignée, du moins se le dit-elle à elle-même , comme la seule excuse dont elle osât se parer ; mais aa résignation .eût été une douleur inguérissable qu'elle aurait introduite dans la maison de son mari, toutesles joies en seraientdemeurées assombries, M. de Cintrac aurait été malheureux de sa tristesse , que nul elïbrt ay mond« n'eût pu déguiser , et c(; bonlieur qu'ils
s'étaiçnt promis n'eût; jamais visité leur demeure.
Enfin la duchesse de Givry, décidée k rompre avec M. de Cintrac , à dénouer une liaison de si peu de durée , cherchait en son esprit toutes les raisons qu'elle pouvait allég^uer pour s'excuser. Une femme , dans ces occasions , ne veut point avoir le tort d'user de pouvoir absolu ; elle désire être excusable et excusée par celui-là même dont elle brise le cœur.
Madame de Givry n'attendait plus qu'une lettre du vicomte de Cintrac , qui lui fût une occasion de réponse ,• pour lui' apprendre le diangement apporté dans ses volontés ; elle avait commencé vingt brouillons de lettre , et elle les avait tous déchirés ; aucun n'avait ce cachet d'adre'sse féminine, qui. d'un tort sait presque faire une vertu.
L'amour qu'elle avait eu pour M. de Cintiac était complètement éteint, et si elle n'eût eu à le lui apprendre , peut-être son cœur n'aurait-il conservé aucun souvenir de ce qu'il avait éprouvé.
La duchesse de Givry avait été jusqu'à présent la maîtresse de deux hommes :
trompée par l'un , elle trompait l'autre ; le premier l'avait sacrifiée à la vanité d'une nouvelle conquête , elle sacrifiait le second k la vanité de son amour-propre. Tout cela était dans l'ordre des choses humaines.
C'est ainsi que le monde sait acheter sa funeste instruction. C'est ainsi qu'il vous brise et qu'il vous corrompt.
Depuis la mort du duc de Givry la duchesse n'avait point écrit à Fanny de Laruns;
aucune lettre de celle-ci n'était non plus parvenue à madame de Givry.
L'ange gardien de ses jours déployait ses ailes et se voilait le visage.
nORA OLTIMA.
II est difficile Je conserver un- bien , quel cju'il puisse être, lorsqu'il est en possession d'une personne qui ne s'étudie qu'à le jjerdre.
Le coureur de nuit , de doit Francisco de Quefedo , Villegas.
XXYII.
Près de deux mois après îe départ de Paris de madame de Givr}^, son domestique lui remit un matin une lettre du vicomte de Cintrac ; en cet instant elle s'occupait de sa toilette , elle la reçut froidement , nulle émotion n'agita son cœur, seulement elle se dit à elle-même : Voilà donc cette occasion que j'attendais de terminer une aventure pénible
à se rappeler. Je vais pouvoir affranchir mes souvenirs et vouer h l'oubli les tristesses .de ma vie.
Aucun désir de connaître ce que contenait la lettre de M. de Gintrac ne s'empara invinciblement de son esprit ," elle ne' fut. pas pressée de la décacheter; cette lettre resta sur le coin d'une "table jusqu'à la fin de la toilette de madame de Givry.
Alors elle l'a prit entre ses doigts, la froissa quelque temps, en finissant de donner quelques ordres à sa femme de chambre, puis elle rompit le cachet.
Le vicomte de Cintiac, tout entier à son amour, avait écrit les longues pages qu'il e*ivoyait à la duchesse de Giviyavec une sainte émotion, les yeux remplis de douces laruw3S <'t 1(? cœur tout palpitant d'espoir.
« MachèreMathilde, lui disait-iV en fi- » îiissant sa lettre', bien des mois nous sé- » parent encore avant la fin de votre deuil , ■)) ne me fait-e's pas attendre jusque-là une » réponse à mou désir le plusardent, qui ne M varie pas et ne variera point.
» Donnez- moi , comme occui3ationde ma » solitu de pendant votre absence , les àrran- » gements fiitursde notre existence ; qu'une » parole devons m'assure de l'avenir si )) vous avez conservé un peu de cet amoiur » par lequel vous répondîtes. au mien. Avec » quelle impatience je vais attendre votre ré- » pense.
» lime semblait, ma bien-aiméé Mathilde, )) que vous ne deviez passer qu'un mois chez » madame de Royeux ^ et dé là vous rendr e » chez votre père; ce mois est écoulé, et vous » n'avez pas quitté madame de Roy eux, mon
» amour s'en inquiète , car elle est mon en- )) nemie , et mon intérêt pour tout ce qui » vous touche s'alarme du chaperonnage » d'une femme que le monde estime peu ; » abrégez donc votre séjour à son château » le plus que vous pourrez. Pardonnez-moi » de vous parler déjà avec toute la sollici- » tude d'un mari , pensez que c'est aussi » avec la crainte d'un amant. »
L'amour passager qu'avait éprouvé madame de Givry n'existait plus, tout ce qui aurait dû être pour elle une assurance de profonde aflection dans la lettre de M. de Cintracla révolta, parce qu'elle n'y vit qu'une prétention de censure, et la censure d'un pouvoir moral que l'on ne reconnaît plus produit la colère et la révolte.
Elle se sentait également froissée de ces perpétuelles attaques contre la duchesse do
Royeux dont l'esprit , la finesse et les faux semblants d'amitié l'avaient totalement subjuguée. Elle la jugeait bonne, douce, aimante, et la croyait calomniée par le monde.
Ellle en était arrivée à ce point d'intimité, que peu à peu elle la faisait pénétrer dans les secrets de sa vie, qu'elle finitiait à ses déceptions , à ses peines , à ses rêveries ambitieuses.
La lettre de M. de Gintrac la trouva dans cette disposition d'esprit ; cette lettre la révolta , mais loin de diminuer l'empire de la ducliesse de Royeux elle l'augmenta peutêtre.
Pauvre ducbesse, se disait madame de Givry, perpétuellement accusée, tout le monde la calomnie , que ne la connaît-on comme je la connais depuis deux mois, pen-
dant lesquels je ne l'ai pas quittée d'un seul
instant.
Quand dans la matinée elle se réunit à madame de Royéux , la duchesse de Givrj redoubla popr elle d'amitié et de cajoleries ; elle crut lai devoir une réparation de l'opinion injuste, pensait-elle, que le vicomte de Cintrac avait émise, sur sa conduite et son caractqre.
Après déjeuner elle s'empara de son bras, et toutes deux, cheminant à l'ombre des grands arbres, entreprirent une promenade dans le parc ;.on était arrivé aux jours les plus chauds de l'année, juillet brûlait de son soleil éclatant hr verdure des gazons et des arbres; pour entreprendre une promenade à l'heure que choisit madame de Giyry, il fallait qu'elle eût l'esprit préoccupéde pensées qu'elle voulût absolument communiquer, dont elle désirât faire partager le societ h sa nouvelle amie.
Pendant les premières minutes de cette course entreprise par une chaleur accablante, elle sembla inattentive à tout ce qui l'entourait, au charmant paysage qui se déroulait devant ses yeux , la duchesse de Royeùx prévit une confidence , et, sans la chercher, elle l'attendit avec sa réserve accoutumée. .•
Enfin, après un effort stir elle-même , madame de Givry commença ainsi ce. qu'elle avait résolu de dire, son accent même affecta une sorte de légèreté pour raconter l'événement le plus déc isif de sa vie.
— Devineriez-vous , ma chère amie , quelle espèce de lettre j'ai reçue ce matin ?
— Comment voulez-vous, répondit la duchessse, de Royeux, que je pénètre les mystères de votre correspondance? Vous croyez donc que je m'occupe de sorcellerie ?
— J'ai reçu, reprit madame de Givrysans avoir entendu îa réponse de madame de Royeux , et avec un léger tremblement qui trahissait une certaine émotion , j'ai reçu une proposition de mariage.
— Vous, ma chère belle ! à vous une proposition de mariage ; quel prince ou quel duc, tout au moins, s'est mis en tête de vous faire renoncer à votre veuvage ?
• — Ce n'est ni un prince ni un duc , mais tout simplement un adorateur passionné, qui voudrait me retirer du monde pour me livrer aux douceurs de la vie intérieure dans son chtUeau, loin de Paris , au milieu d'une famille toute disposée à nVadorer.
Vraiment , repiit madame de Royeux avec un sourire dédaigneux, l'offre est admirable; mais peut-être cet adorateur a-t-il
trouvé le moyen de toucher votre cœur; que faut-il que j'en pense ?
' — Je 1 ai cru autrefois.
— Et maintenant le croyez-vous encore ? Après tout , c'est une proposition qui mérite d'être examinée ; peut-être avez-vous , ma chère enfant, les quahtés nécessaires au genre de vie que l'on vous propose.
Peut-être vous sentez-vous fatiguée de votre indépendance , et de cette position hors ligne que vous avez conquise. Je ne comprends pas le bonheur calme de la vie des champs, cette paix perpétuelle, qui sera demain ce qu'elle est aujourd'hui.
J'aime, j'en conviens, le monde et tout ce qu'il apporte de satisfactions, que je nommerai vaniteuses si vous voulez, je ne re- 11. 18
noncerais pas volontiers k ces luttas d'esprU, qu'ailleurs on appelle peut-être des bavardages inutiles; mais aussi il faut avouer que mon cœur n'éprouve aucune passion, qu'il est entièrement dégagé des exaltations de l'amour , tandis que le vôtre me paraît en subir l'empire.
— Oh l le mien , le mien , se hâta de dire madame de Givry, n'éprouve plus d'amour ; s'il en a éprouvé, il est totalement guéri.
— Le croyez-vous ?
— J'en suis tellement persuadée , et convaincue, que cette proposition de mariage dont je vous parle m'a trouvée complètement calme , et que toutes les séductions du mariqge n'ont pu m'agiter un instant; j'ai refusé, «'n Un mot, et refuse positivement.
— Étes-vous sûre de ne jamais yous repentir de votre empressement à refuser ?
T- Si j'en suis sûre , mais qu'irai-je faire loin du monde dont j'ai l'habitude, loin de mes amis; recommencerai-je une nouvelle vie ? Cela n'est pas possible , ce que je trouverais est si différent de ce que je quitterais !
Puis , que penserait-on de moi si , par un entraînement capricieux, l'on me voyait abandonner une position belle et enviable pour les incertitudes d'un bonheur que n'entourerait aucune garantie? Non, non, j'ai refusé , et bien sérieusement refusé. Me blâmez-vous?
— Je ne vous blâme pas , ma bonne Mathilde, à votre place, j'eusse agi de même. Ce qu'il nous faut, à nous autres femmes du
monde, c'est le moiide, c'est c'et entourage de bonne compagnie , qui ne "peut être rencontré que dans nos salons. Vous possédez ce qu'il faut pour y réussir ; jeune encore, votre liberté vous est acquise; gardez -la,- chère Matbilde; je craignais, je vous l'avouerai, la tentation que vous vêtiez c(e surmonter, vous en "avez triorapïié j qu'ail en soit toujours ainsi.
Ne dites jamais que vous renoncez au mariage cependant , laissez à la foule qui vous environne cette espérance, ;qi4e .quelque jouf un, homme, parmi tous ceux dont elle ée coinpose, parviendra à vous faire changer de nom : je ne vous demande pas quel est l'audacieux qui vous a écrit , ces secrets-là se gardent.
.La duchesse de R,oyeux sâvaij; ce secret , aussi fit-olle parade d'unq grande générosité de discrétion. '
La promenade dura une heure , et toute cette heure fut habilértieiit employée par madame de Roy eux ti .rendre sohde et invariable la disposition d'esprit' dans laquelle miadame dé {jlivry se. trouvait. , '
Hélas! il -n'était* pas besoin de cette perfide diplomatie.
M.' de Cintrac .était entièrement effacé du cœur et de l'imagination de madame de Givrj. Sa lettre ne ressuscita aucun lambeau de Vamour qu'il croyait avoir inspiré.
Le refus par lequel il lui' fut répondu ne coûta pas utie lamie ,• pas un regret.