‹ Madame la marquise de PompadourChapitre 5 sur 22 · AH · texte numérisé non relu

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cette familiarité grotesque, lui avait répondu assez sèchement : « Oui , Voltaire , c'est bien I » Mais la marquise, le soir même, obtint du Roi qu'il attacherait Voltaire à sa maison, avec le titre de gentilhomme de la chambre. La marquise fît tous les frais de la dignité, et permit même à son poëte de vendre sa charge en gardant les honneurs, ce qui était un cadeau de 150 mille livres. Voltaire, fort rapace, accepta tout de la main de madame de Pompadour. Depuis, il fut à la fois rampant et ingrat; car, mécontent et payé par le roi de Prusse , il railla cette jeune femme qui Tavait abrité royalement à Étoiles et à Choisy.

Mon Henri IV et ma Zaïre,

Et mon américaine Alzire Ne m'ont jamais valu un seul regard du Roi, J'avais mille ennemis avec très-peu de gloire; Les honneurs et les biens pleuvent enfin sur moi

Pour une farce de la foire (1).

(1) Epitresde Voltaire.

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