‹ Madame Louise de FranceChapitre 37 sur 44 · LE CHEVALIER MYSTERIEUX · texte numérisé non relu

LE CHEVALIER MYSTERIEUX

Mademoiselle Chemin plaisanta ce même soir avec madame la princesse de Conti au sujet du reître, et la princesse, tout en accueillant la plaisanterie, se montrait plus sérieuse que.le sujet ne le comportait peut-être. M. de Clermont-Chatte en fit la remarque.

4— Vous raillez admirablement, mademoiselle, dit-il, mais il me semble que son Altesse Sérénissime ne rit que du bout des lèvres. Il se pourrait que la tournure martiale du héros lui parût moins plaisante qu'à vous.

— Je suis intriguée, je L'avoue, et j'aurais voulu interroger cet homme. La lettre n'était point de lui, il n'était sans doute qu'un commissionnaire, et la preuve, c'est qu'il ne sait pas un mot de français. Et puis cette phrase : Un serment solennel m'engage ou silence.

— Voilà bien les femmes, dit M. de Clermont; Tinconnu, le mystérieux, avec cela on les mène loin.

La conversation s'arrêta là; le comte avait visiblement de l'humeur. Sa jalousie ne déplaisait pas à la princesse, d'autant plus qu'il la montrait sans s'expli-

quer clairement. Toutes les femmes sont heureuses de j la jalousie quelles inspirent, c'est une preuve d'à- I mour. Louise était trop altière pour se laisser dominer par qui que ce fût, même par son amant, mais elle I était bien aise de jouir de sa douleur, de le tourmenter ' un peu. Une très-jeune personne a encore quelque chose de l'enfant; elle est cruelle avec ses joujoux. Elle ignore la souffrance, car ce n'est que lorsqu'on Ta éprouvée soi-même qu'on devient pitoyable et qu'on cesse d'être coquette. On redoute de faire du mal, ■ l'expérience nous a appris à le connaître. Quelquefois ; cependant, mais il nous faut avoir épuisé tous les désespoirs, cette même connaissance produit l'effet contraire. JNous cherchons une vengeance, nous la voulons à tout prix; quand tout est épuisé dans le cœur, nous croyons trouver une émotion dans les tortures que nous faisons naître.

Madame la princesse de Conti passa un mois entier à Saint-Cloud, sauf quelques visites à Versailles. Madame, malgré sa haine pour les bâtards, s'était laissé séduire parce charme incroyable qu'elle portait en elle. -SonÀltesse Royalelaretenaitle plus longtemps possible, et la jeune femme aimait la vie de Saint-Cloud, ou Ton -était infiniment plus libre qu'à la cour. Elle courait dans le parc et laissait madame de Buri au château. Le comte ; ne la quittait pas, sa charge lui servait de prétexte et sa gaieté de voile. M. le dauphin venait souvent qhez Monsieur, 'ainsi que les autres princes de la famille royale. -

Un soir, Monsieur, inquiet du chevalier de Lorraine, son favori, qu'il attendait de Paris et qui n'arrivait pas, en impatientait Madame dont le prince lorrain ^était la bête noire.

— Il sera resté à s'amuser quelque part, votre chevalier. Monsieur, en vérité, vous avez bien de la bonté de vous occuper ou de nous occuper tant de lui ; cela devient fatigant.

— Je vo«s dis, moi, qu'il lui «f amv4 fuekjue mal-

heur, autrement il serait ici! je le connais mieux que vous, madame.

— Et surtout plus que je ne voudrais le connaître. Mais voici un carrosse, c'est peut-être ce cher chevar\ Her. Non, c'est l'abbé de Ghoisy, il nous donnera quelques nouvelles.

— Je suis envoyé près de Monsieur, répondit l'abbé après avoir rendu ses devoirs aux princes etprincesses, avec les excuses de M. le chevalier de Lorraine.

— Vous voyez donc bien qu'il n'est pas mort!

— Non, madame, mais il ne s'en est guère fallu: il a la poitrine percée de part en part d'un, coup d'épée.

— Et comment ? s'écria M. le duc d'Orléans, et où est-il ? il faut que je le voie.,

— Il est à l'hôtel de Guise, monsieur, et il y reçoit tous lès soins nécessaire? à son état. Votre Altesse Royale peut être tranquille.

— J'espère, monsieur, que la blessure n'est pas dangereuse?

— On l'a crue mortelle; à présent, Maréchal répond du malade.

— Enfin, reprit Madame, plus curieuse qu'inquiète, comment et pourquoi cela est-il arrivé?

•^ J'ai tout vu, madame, je puis raconter le fait, quaMt à l'expliquer je ne m'en charge pas. M. le chevalier de Lorraine se promenait hier aux Tuileries avec M. le marquis de Villars, le chevalier de Grigrian, M. le duc de Brancas et moi. Nous avions déjà fait quelques tours, lorsqu'en arrivant près du pont tournant, on abbé à cheveux blonds, avec des lunettes vertes et une charmante tournure, s'approcha de nous. Ses sou*eilset ses cils noirs tranchaient d'une manière étrange avec sa chevelure. Il avait une espèce de marque sur le front et le teint rouge comme un suivamt de Bacchus. L'abbé s'approcha de nous, et demanda en italien à M. le chevalier de Lorraine la permission de lui parler. La chevalier l'accorda aveclacourtoisie qui le caractérise; nous allions nous reculer.

— Restez, messieurs, dit-il, je n'ai point de secrets «

— Mais moi, monsieur, j'en ai, reprit l'abbé.

— Alors, c'est différent. Messieurs, je suis à vous dans cinq minutes.

Et ils ^écartèrent de quelques pas. L'abbé parla à voix basse; le visage du prince lorrain exprima le plus vif étonnement.

— Quoi! monsieur, s'écria-ii, et nous l'entendîmes, quoi donc ! un cartel. Vous, dans les Ordres et inconnu, à moi le chevalier de Lorraine !

— D'abord, monsieur, répliqua l'abbé du même ton, je ne suis pas dans les Ordres, et si vous voulez bien m'écouter, je vous prouverai, je l'espère, que vous ne dérogerez pas en croisant votre épée avec la mienne.

Ils s'éloignèrent encore. La conversation continua fort animée. L'abbé montra des papiers, le chevalier en prit lecture et ses manières changèrent entièrement. Il devint attentif, sérieux,* et, lorsqu'il nous rejoignit, après avoir échangé un salut avec l'étranger:

— Monsieur, dit-il à M. de Villars, j'ai demain un duel, voulez-vous bien me servir de second ?

— Un duel? avec cet abbé?

— Un duel avec cet abbé, je n'aurais pu le refuser sans déshonneur. Ne me faites aucune question. Ma

' parole est engagée, je dois me taire. Vous ne connaîtrez ni le motif, ni l'adversaire de ce combat. Je vous prie même, messieurs, de ne le point répandre, car je le nierais, et la Bastille ne me ferait pas parler.

Ce matin, M. le chevalier et M. de Villars sont allés au bois de Boulogne ; ils y ont trouvé l'abbé et un de ses amis, Italien comme lui et gentilhomme, à ce qu'il paraît. Le prince lorrain a reçu un coup d'épée, ainsi que j'ai eu l'honneur de le dire à Monsieur, et voilà tout ce que je puis savoir.

— Il faut prévenir le roi, s'adresser à la police ; cet affreux abbé doit être châtié, s'écria Monsieur.

— M. le chevalier de Lorraine est engagé d'honneur, il supplie Son Altesse Royale de ne pas tenter de dé-

marche inutile. Il sait d'ailleurs que son adversaire a quitté lParis immédiatement après le combat; il doit sortir de France.

— Voilà qui est étrange, dit Madame en réfléchissant; un Italien! qui cela peut-il être ? Et à qui donc ressemblait-il?

— A personne, madame, un peu à Pabbé Têtu peutêtre.

— Était-il jeune ou vieux?

— Entre deux âges, quarante à cinquante ans.

— Il y a là de quoi faire parler huit jours à Versailles. Le roi voudra tout savoir, il forcera le chevalier à avouer.

. — - On ne le forcera pas, madame, il a sa réponse toute prête pour Sa Majesté. L'exil, la prison, tout ce qu'il plaira au roi, mais il ne trahira pas sa parole.

— Pauvre chevalier! continua Monsieur, il a tant d'honneur!

— Il ne lui manquerait plus que de renier la première vertu d'un gentilhomme, dit Madame. Je le reconnais bien là, il veut se donner des airs de Romain ; n'auraitil pas mieux valu cacher tout $ fait la chose, plutôt que de le crier sur les toits et de résister ensuite afin de passer pour un héros. .

On parla toute la soirée sur ce sujet. Le lendemain, de bonne heure, on apporta une lettre à madame la princesse de Conti. Un laquais en livrée l'avait remise au suisse de la grille d'en bas le même matin avant le jour. Le cachet portait pour emblème un astre caché par des nuagps. Elle l'ouvrit fort intriguée de ce qu'elle pouvait contenir, et y trouva ces mots -de la même écriture que celle du reître :

« Uç homme vo\is avait offensée par de sots propos. » Votre défenseur naturel a été forcé de renoncer à la » vengeance. Mais moi, qui n'ai rien à attendre de » personne, j'ai fait ce qu'il i^'a pu faire. Il en sera tou- » jours ainsi; soyez tranquille. Si vous croyez me de-

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> voir quelque reconnaissance , ne parlez de moi à » qui ce soit au monde. On chercherait à me connaître. » On n'y réussirait pas, mais cela me forcerait à des «mesures auxquelles je répugne, surtout à eause *de vous. Contentez-vous de vous savoir chérie et » gardée en secret, comme aucune femme me l'a été » peut-être. Si jamais vous avez besoin #e moi, portez * à votre coiffure ce même nœud d'amour en pierreries » dont je vous ai parlé, quelques heures après tous » saurez où me donner des ordres. *

Et pas de signature, aucun indice, la chose commençait à devenir sérieuse. On demandait le mystère dans l'intérêt même de la princesse; elle réfléchit longtemps ; enfin elle résolut de se tair$. Peut-être craignait-elle d'être raillée en attachant de l'importance à cet espionnage anonyme. Cependant, la blessure du chevalier de Lorraine était là, on ne pouvait la révoquer en doute; le secret qu'il faisait du nom de son vainqueur se rapportait absolument à celui qutm exigeait d'elle. Quant au nœud de pierreries, il avait été remis à madame la princesse de Conti, à son jour de naissance, ayecd'aratres présents; elle l'attribuait à Monseigneur, bien que celui-ci l'eût toujours nié. Il lui parut maintenant que l'auteur des lettres pouvait être aussi celui du cadeau. Elle alla chercher oe bijou, l'examina dans tons les sens, et ne trouva rien qui pût confirmer ou détruire ses soupçons. C'était un magnifique assemblage de pierres de couleurs, au milieu desquelles surtout brillait un admirable rubis balais, un rubis d'une vuleur incalculable et digne d'une reine.

Elle pensa au prince Maximilien de Bavière; mais cette idée se dissipa prompte ment. Le prince était à Munich, marié, et près de sa famille,

< — C'est donc alors le roi de Maroc, se dit-elle en riant.

Quoiqu'il en fût, cet incident l'occupa. M. de Clermont-Chatte, en sa qualité d*amoureux lucide, s'en

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aperçut proraptement. Il en demanda en Tain la raison et en conçut quelque jalousie. Elle le rassura à «lemi, juste assez pour qu'il ne se fâchât pas. Pendant -quelques mois, la princesse n'entendit prus parier de son chevalier inconnu. Plusieurs foi» elle fut tentée d'arborer le signal, afin de le faire revenir, la crainte de s'avancer trop la retint, elle n'osa pas. .

Dans un autre voyage à Saint-Ctoud, elle se rencontra avec le chevalier de Lorraine, après qu'il fut guéri de sa blessure. Le temps était superbe et om formait des projets de promenade pour le lendemain.

— ïte vous occupez pas de cela, mesdames, dit-il, car demain il pleuvra toute la journée.

Chacun se récria sur la beauté du ciel et sur Finipossibilité.

— Je vous assure qu'il pleuvra et je n'fen puis dou* ter. Mon dernier coup d'épée m*a laissé la faculté trèscormnode d'indiquer le temps deux jours à F avance ; je ne me trompe jamais: et je vous assure qu'il pleuvra.

Madame la princesse de Conti ne put ^empêcher de le regarder et de sourire légèrement. Quelque imperceptible que fût le sourire, te chevalier Taperçut.

— Ah! madame, lui dit-il tout bas, vous savez tout, et vous ne m'avez pas averti, c'est mal. Et qu*est-il devenu ? avez- vous de ses nouvelles?

La jeune femme profita de cette erreur, espérant apprendre ainsi ce qu'elle ignorait.

— Non, répliqua-t-elle, et vous? J'ignore où il est, it m'aura oubliée, sans doute ! les passions sans espoir passent vite-.-

Le chevalier se retourna étonné.

— Ah! poursuivit-il, vous croyez cefet?

— N'est-ce pas 5tout naturel, et mç supposez-vwis obligée d'encourager îe premier venu qui veut prendre ma défense t J'ai pourtant bonne idée de sa naissance et de sa fortune; vous ne lui auriez pas fait l'honneur d'accepter son cartel, si ce n'eût pas été un gentil-

homme de grande maison. Un prince, sans doute? ajouta-t-elle en voyant qu'il se taisait»

— Madame, j'ai toujours admis l'égalité devant les armes. Nous nous battons bien à la guerre avec le premier soldat venu, sans la moindre raison personnelle, pourquoi n'en ferions-nous pas autant lorsqu'il y a des motifs particuliers?

La princesse comprit qu'elle était devinée, et que par conséquent son projet échouait. Elle ne poussa pas plus loin l'entretien. Le soir même, elle retourna à Versailles; madame la dauphine étant alors tout près d'accoucher de son troisième enfant, les princesses s'écartaient peu du château. Il était ensuite question de guerre, madame la princesse de Conti voulait tenter un dernier effort pour faire rentrer son mari en grâce et lui obtenir un commandement. A la sortie de la messe, le matin suivant, elle s'approcha du roi, de manière à être remarquée. Il lui sourit comme à l'ordinaire. Elle en profita et risqua sa demande. Louis XIV pâlit de colère.

— Je vous ai défendu, madame, de jamais revenir sur ce sujet. Une fois pour toutes^ je vous le répète, tant que je vivrai le prince de Conti n'obtiendra de moi aucune faveur. Il est donc inutile de m'en parler. Si vous tenez à la tranquillité , si vous voulez rester avec lui ce que vous êtes, tâchez que je ne l'oublie, ou sans cela, je mettrai mes anciennes menaces à exécution.

Les courtisans s'étaient écartés par respect pour cette conversation du roi et de sa fille. Ils n'entendirent point les paroles, mais ils virent le visage du maître irrité et la confusion de la jeune femme ; aussi, lorsqu'elle retourna dans son appartement, trouva-t-elle une vaste solitude; on s'écartait à son .passage, on la saluait respectueusement de loin, elle, l'idole de la cour! M. le dauphin vint chez sa sœur, elle lui raconta cet abandon, et ils en rirent ensemble.

— Ce soir, au jeu* ils reviendront ; vous Jes verrez

accourir, car,jsûrement, d'ici là ils auront découvert 'que personnellement vous êtes plus en faveur que jamais. Ma chère princesse, nous irons faire nos adieux à Choisy. Le roi rechange décidément avec Meudon, et j'en suis contrarié, j'étais plus chez moi là-bas. C'est justement ce que Sa Majesté trouve mauvais. Meudon est à la porte de Versailles, on me surveillera mieux, madame de Maintenon n'aura pas si loin à envoyer pour son espionnage, ce sera plus commode.

— Comment vous plaignez-vous d'elle, Monseigneur ? Elle vous sert merveilleusement auprès du roi. Elle accable Chouin de ses prévenances, et, enfin, elle a amené Louis le Grand à causer chaque jour plusieurs minutes avec une obscure fille d'honneur. Vous devez la remercier.

— Oui, je sers de poupée à son ambition. Elle me représente au roi comme un exemple d'un côté; elle met un obstacle à tous mes plaisirs de l'autre, et cela pour amener mon père à se laisser dominer tout à fait Elle a essayé de conduire aussi la dauphine, mais son indolence aidant, elle n'a pu lui inspirer d'ardentes passions, et j'ai la paix de ce côté-là. Meudon est charmant, j'en convient je vous en apporte le plan, et, s'il n'était pas une succursale de Versailles, je l'accepterais de grand cœur. La position en est plus belle que celle de Choisy, les forêts plus considérables, lâchasse meilleure. Pourtant, tout cela ne vaut pas la* liberté. Et votre petite maison, qu'en ferez-vous ?

— Je la conserve, Monseigneur, répondit la princesse en rougissant ; j'y tiens, elle me rappelle des souvenirs.

— Je vous en ferai bâtir une à Meudon, pour vos retraites, à condition que vous m'y recevrez.

— A toutes les heures, Monseigneur.

— Eh bien! j'en prends acte et j'en profiterai.

— Voyons donc ce plan de votre nouveau séjour.

— Vous vous rappelez la position, n'est-ce pas? on découvre Paris, Vincennes et toute la vallée. Voici

maintenant l'avenue et une grille 'dorée an bout. Elle mène à la (errasse fort élevée et fart grande qui sert, oomme vous te voyez, d'avamfc-Hoour, L'édifice «st imposant; il se compose d'une façade et de deux ailes, ornées de pilastres et de colonnes. U y a en bas une galerie soutenant un balcon, qui continue tout autour du bâtiment. Le pavillon du milieu, un peu arrondi, avance plus que les autres, il est garni d'un second rang de pilastres et de bas-reliefs, représentant les saisons. Ce pavillon est surmonté d'une couverture octogone, sur laquelle se trouve encore une autre terrasse. Quant à l'intérieur, il a besoin d<être remis à neaf, nous y aviserons, et je ne connais que vous, chère sœur, qui puissiez entrer dans le cabinet de glaces dont madame de Louvois parle tant. Jusqu'au parquet tout est un miroir.

— Je m'en garderai bien, Monseigneur, et je crois que vous feriez mieux de le changer. Et les jardins, comment sont-ils ?

— Dessinés par .Le Nôtre, princesse, Mansard a aussi travaillé au château, l'ancienne construction a été faite sur les dessins de Philibert Belorme, par les ordres du cardinalde Lorraine, sous Henri IL

Voilà, en effet, ce qu'était Meudon encore avaat la Révolution de 89. Ainsi que Marly, Choisy et d'autres belles résidences, il tomba sous la hache des vandales. Il n'en reste que ce que nous voyons aujourd'hui; c'est bien peu de chose pour donner une idée du Teste.

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