Gaston, frère de Louis XIIL
Le 28 septembre, la duchesse repart pour TAllemagne. Avant même d'être arrivée à Osnabriick, elle aborde dans ses lettres Jes sujets ajournés. Le plus épineux était le dénuement où Charles-Louis laissait sa femme légitime, cette terrible Charlotte, mère de Madame et du prince héritier, que TElecteur avait chassée parce qu'elle le faisait enrager. Il avait obtenu son éloignement en lui promettant une pension qu'il s'était bien gardé de lui payer ', moitié avarice, moitié rancune, et la misère où elle était tombée devenait un scandale. Monsieur en avait parlé à la duchesse Sophie, d'où la lettre suivante : « (En bateau en allant à Goblentz, le 10 d'octobre 1679.) Monsieur m'a donné une vilaine commission : de vous parler pour Charlotte, qui se plaint que vous la laissez mourir de faim, ce qu'il dit être honteux pour vous et pour vos enfants. Je répliquai que la guerre avait ruiné votre pays, que vous aviez fort besoin de ce qui vous restait. Il dit que vous deviez au moins lui donner quelque chose, si vous ne lui pouviez pas donner tant que par le passé. Je disais que vous lui aviez donné des assignations; dont il se mit à rire, mais il trouve la chose trop dure. Vous me ferez bien la grâce de me mettre un de vos impromptus par écrit que je lui pourrai envoyer en original, car je n'ai osé lui refuser de vous en parler. »
Cette lettre causa une vive irritation à Charles- Louis. On remarquera dans sa réponse l'allusion à Marie de Médicis : « (4 octobre 1679.) Pour mon