‹ Madame, mère du régentChapitre 11 sur 220 · Lettre du 31 octobre · texte numérisé non relu

Lettre du 31 octobre

la triste faiblesse de ne pas refuser leur assentiment, et qui fut exécuté, le 4 mars 1540, devant une assistance de choix, où figurait Mélanchton. Charles-Louis se proposa d'imiter un si bel exemple, mais il n'avait pas l'envergure de son modèle et ne réussit qu'à le parodier; deux pièces curieuses en font foi.

La première est une « attestation ^ » du « pauvre homme » de pasteur que Son Altesse Électorale et la très noble demoiselle Louise de Degenfeld avaient échangé devant lui, à la vérité par surprise, des serments constituant « le lien du mariage ». Le certificat se terminait par une humble prière à ceux qui le liraient de ne pas être « trop prompts » à en condamner l'auteur, car Dieu voyait que son cœur était pur. — « Fait à Frankental, le 6 janvier 1658. »

L'autre pièce est un acte notarié, passé à IToidelberg, le 25 octobre 1658, devant de nombreux témoins, mais en l'absence de Mlle de Degenfeld, et contenant une série de déclarations de Son Altesse l'Électeur : sur le caractère insupportable et les torts graves de Son Altesse l'Électrice; sur les raisons, politiques et autres, qui empêchaient Charles-Louis de divorcer; sur les enseignements à tirer, en pareille affaire, de l'Écriture sainte et des usages des Églises chrétiennes primitives; sur les raisons de conscience qui l'avaient poussé à « s'adjoindre » Mlle de Degenfeld et sur les engagements écrits qui les liaient l'un à l'autre en qualité de « mari et femme ». A la fin de l'acte, le notaire

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