‹ Madame, mère du régentChapitre 12 sur 220 · Schrdben des Kurfûrstcn, etc., p · texte numérisé non relu

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LOUISE DE DEGENFELD. 21

avait eu soin de se mettre à couvert en spécifiant qu'il avait instrumenté sur Tordre de Son Altesse Électorale ^

Après cette cérémonie, qui dissipait les dernières équivoques, un appartement fut préparé au château pour la seconde femme du maître. Charles-Louis pressait les travaux : « J'ai déjà fait déloger X (l'Électrice) d'en haut, écrivait-il à Louise, et je lui ai donné la vieille chambre à coucher du bas^. » Dans la lettre suivante : « Je serais venu aujourd'hui trouver mon ange, si je n'étais forcé de rester ici pour veiller à ce que tout soit prêt; dès que j'ai le dos tourné, ils lanternent. Ils m'assurent pourtant que tout sera terminé après-demain.... Mon maître d'hôtel pense qu'il vaut mieux que mon trésor ait son cuisinier et sa cuisine à part; cela ne coûtera pas beaucoup plus cher, ce sera mieux apprêté, et ce sera moins dangereux. » Louise était devenue mère entre le certificat du pasteur et l'acte notarié. L'Electeur Palatin eut ses deux femmes et leurs enfants sous le môme toit, et laissa jaser. On ne s'en priva point : — « Je voudrais, disait-il, que les Heidelbergeoises s'occupassent davantage de leur cuisine, et moins de ce qui se passe à la cour. » Mais il était impossible de faire taire les gens.

La vertu d'un petit prince allemand d'il y a plus de deux cents ans n'a aujourd'hui d'importance pour personne. Elle n'en avait déjà que fort peu, de son temps, en dehors de sa petite ville; mais là,

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