‹ Madame, mère du régentChapitre 116 sur 220 · Commissaire français · texte numérisé non relu

Commissaire français

LiselotLe s'était pourtant mise en mouvement, par extraordinaire; mais le peu qu'elle obtenait avec l'aide de son époux était aussitôt compensé par une nouvelle exigence : « (1" mai 1680.) Liselotte fait [de] son mieux, et Monsieur aussi, à ce qu'elle me mande, et la faveur qu'ils me prétendent faire à la Cour pour l'amour d'eux n'est jamais sans queue.... » Suivent des explications sur la « faveur » offerte, qui était plutôt une aggravation, d'après Charles-Louis. « Je crois, continuait celui-ci, qu'il n'y a [pas] d'homme sensé qui ne voie que sur les maximes présentes de la Cour de France, et avec le pouvoir qu'elle a en main, sans apparence de résistance, il n'y a personne en ces quartiers qui soit assuré de demeurer quinze jours en possession du sien sans se faire leur esclave, ce que l'Électeur Palatin n'est pas en humeur de vouloir faire. C'est pourquoi vous l'apprendrez bientôt chassé du Palatinat ou de ce monde ; ce dernier lui sera plus heureux peut-être et plus honorable; au moins la fin de tous ses maux. »

La lettre suivante nous fait entrevoir les progrès de la France dans l'Est, sous le régime de « la paix rongeante et envahissante ». Charles-Louis vient de parler à sa sœur d'une affaire de famille pour laquelle il compte sur « la générosité et l'équité » de son beau-frère Ernest- Auguste. « Je voudrais, poursuit-il, en pouvoir attendre autant de mon grand tuteur*, qui le veut être et le sera de toute la chrétienté, si Ton n'y met ordre de bonne heure,

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