Du 2 août
daleux, à la cour du roi Très-Chrétien, et il arriva ce que voici : « (Versailles, le 11 mai 1685.) Le roi a envoyé son confesseur trouver le mien, et m'a fait donner ce matin un savon épouvantable, en trois points. Premièrement, je suis trop libre en paroles, et j'ai dit à Monseigneur le Dauphin :
Et je vous verrais nu du haut jusques en bas Que toute votre peau ne me tenterait pas.
« Secondement, je permets à mes demoiselles d'avoir des galants^; troisièmement, j'ai plaisanté avec la princesse de Conti- de ses galants; trois choses qui ont tellement déplu au roi, qu'il m'aurait renvoyée de la Cour, si je n'avais pas été sa bellesœur. J'ai répondu que, en ce qui concernait Monseigneur le Dauphin, j'avouais, je l'ai dit, car je n'aurais jamais pu m'imaginer qu'il y eût de la honte à ne pas éprouver de tentation...; et quant à lui avoir parlé librement de... et de... {deux mots qiion ne peut citer), c'est la faute du roi, bien plus que la mienne; 'je lui ai ouï dire cent fois qu'on pouvait parler de tout en famille. S'il a changé d'avis, il aurait dû me faire avertir; c'est la chose du monde dont il est le plus facile de se corriger '. » Pas tant que cela, et elle s'en aperçut dans la suite.
Elle se défendait sur les deux autres points, plutôt mal que bien, et concluait en ces termes :