‹ Madame, mère du régentChapitre 149 sur 220 · Du 28 octobre · texte numérisé non relu

Du 28 octobre

honte », déclarait Liselotte; ou bien : « C'est abominable à l'Électeur'. » Elle reprochait à la tante Sophie, sans laquelle toute la nichée n'aurait eu qu'à tendre la main, de ne pas faire assez bien les choses-. En un mot, c'était la mouche du coche.

Quant à faire elle-même quoi que ce soit pour ses sœurs, oh ! que nenni ! Le parti pris fut le même que pour ses frères. D'argent, point, et c'était Madame qu'il fallait plaindre : elle était si à court! Elle aurait tant aimé pouvoir donner I « Plût à Dieu que je pusse soulager ma tante la duchesse de la peine de pourvoir à vous autres I Je m'en ferais une joie.... Plût à Dieu que je fusse en situation d'aider votre ménage! Que je m'estimerais donc heureuse 1 C'est un vrai chagrin pour moi que cela ne puisse pas être ^. » Il serait aisé de multiplier les citations. Jamais elle n'eut un liard pour ces pauvres filles, ni après la mort de Monsieur, qu'elle accusait de donner tout l'argent de la maison à ses favoris, ni après que son fils, devenu Régent, eut rempli royalement sa bourse. Dans sa vieillesse, elle envoyait de loin en loin à Louise une bagatelle achetée à la foire de Saint-Germain * ou à la fête de Saint-Cloud : « Je vous envoie vos étrennes.... Je vous envoie votre foire.... » C'était maigre.

Il y avait aussi volonté arrêtée de les tenir à l'écart et de ne pas s'en empêtrer. Deux ans après

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