‹ Madame, mère du régentChapitre 150 sur 220 · A Louise, du 22 décembre 1691 et du 23 juillet · texte numérisé non relu

A Louise, du 22 décembre 1691 et du 23 juillet

4. La foire de Saint-Germain des Prés, à Paris. Elle ouvrait le 3 février.

LES RAUGRAVES. 229

la mort de leur père, la duchesse Sophie suggéra à Madame de faire admettre « Amélisse » parmi les filles d'honneur de la Dauphine. Madame écrivit à Carl-Lutz : « Ce n'est pas du tout mon idée. J'avoue qu'il me serait très désagréable de voir Amélisse trotter derrière Mlles de Rambures et de Jarnac, qui l'appelleraient « ma compagne ». Je crois que vous partagerez ma manière de voir' ». Presque au même moment, le hasard des voyages - mettait Liselotte à portée de l'aînée des trois raugraves, Caroline, qui avait trouvé à se marier et était devenue comtesse de Schomberg. Une lettre de la duchesse Sophie à Caroline nous apprend ce qui en résulta : « (5 juillet 1683.) Je suis fâchée que vous n'ayez pas vu Madame. Je ne doute pas que Leurs Altesses n'eussent tout fait pour vous obliger. J'espère que la maladie sur laquelle elle s'est excusée aura un bon motif. » Impossible de se faire illusion; Liselotte était bien résolue à ne se laisser ni exploiter, ni même déranger. On a hâte de la voir plus à son avantage.

Nous arrivons ici à l'une des plus vilaines pages de l'histoire de France. L'incendie du Palatinat est pour nous une honte si grande, qu'on souffre à en parler, et l'on ne peut cependant s'en dispenser dans une biographie de la princesse Liselotte, prétexte innocent et témoin désespéré de la ruine barbare de sa patrie. Son contrat de mariage estàl'ori-

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