‹ Madame, mère du régentChapitre 15 sur 220 · Mémoires, p · texte numérisé non relu

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2. En réalité, il n'était que le second; mais son frère aîné ayant péri dans un naufrage, il avait hérité de ses droits et pris sa place.

détrompée. On possède les lettres « piteuses » où la mère implore des secours, et les réponses glaciales où le fils « marchande et gagne du temps » ». Si Charles-Louis a fini par servir à la reine Elisabeth une pension de 6 000 thalers, c'est, à coup sûr, qu'il n'a pas pu faire autrement : * Il avait deux femmes à entretenir », allègue Hausser, Ihistorien du Palatinat, en manière d'excuse.

Parmi les autres enfants, le prince Rupert vécut en héros de roman d'aventures, devint pirate, acquit une grande réputation d'homme de mer et mourut amiral anglais. Maurice fut aussi pirate et disparut dans un naufrage; à moins qu'il nait été pris par d'autres pirates et vendu à Alger comme esclave, car il existe deux traditions. Edouard passa en France, se convertit au catholicisme et occupa la position peu considérée de mari de la célèbre Anne de Gonzague, dite la Palatine. Philippe s'enfuit de la maison après avoir tué le favori de sa mère, commença une existence agitée et vagabonde et trouva la mort, très jeune encore, au service de la France. La princesse Elisabeth, l'amie de Descartes, qui était fort belle et qui « savait toutes les langues et toutes les sciences « >., se mit dans le couvent luthérien de Herford, en 'Westphalie, sous promesse de succéder un jour à l'abbesse. La princesse Louise-Hollandine s'enfuit de la maison maternelle, comme son frère Philippe, se'fit catholique, s'en vint en France où sa conversion lui

1. Voyez Hausser, II, 613. Il ne semble pas que cette correspondance ait jamais été publiée.

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