‹ Madame, mère du régentChapitre 153 sur 220 · A Garl-Lutz, du 5 novembre · texte numérisé non relu

A Garl-Lutz, du 5 novembre

3. Tnstrnclions données aux ambassadeurs. Bavière, Palatinat, etc., p. 401 et suiv.

Palatinat tout entier. Quelque bien fondés, cependant, que fussent les droits de sa belle-sœur, le roi Louis XIV consentait dans l'intérêt de la paix générale, et pour ne pas troubler l'Allemagne, alors en guerre avec les Turcs, à ne réclamer au nom de Madame, en fait de « terres et gens », que les domaines rentrant dans les allodiaux.

Malgré cette grande modération, que ses agents avaient chargé de faire valoir, des lambeaux du Palatinat — si ses prétentions étaient admises — passaient à notre pays, et « le frère du roi de France devenait prince d'empire, comme comte palatin de Simmern et Lautern ' ». Le nouvel Électeur, Philippe-Guillaume^, et son fils après lui, se débattirent de leur mieux. On ergota; les deux parties en appelèrent à la Diète, puis à l'Empereur et finalement au Pape, pris pour arbitre. On batailla ainsi près de vingt ans.

La succession de Charles-Louis s'était compliquée d'e celle de Charlotte de Heese, sa femme légitime et mère de Madame. Cette pauvre agitée avait enfin trouvé le repos dans la mort, le 16 mars 1686. « Son humeur, écrivait la duchesse Sophie à Carl-Lutz, ne l'a pointquittée jusque dans le tombeau. Elle a ordonné tout l'ajustement qu'on lui devrait mettre après sa mort. Ce sera la seule fois qu'on l'habillera sans qu'elle gronde ou batte ses gens^. » La duchesse écrivait d'autre part à la rau-

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