OPINIONS DE MADAME SUR LA RELIGION
1 fait mon affaire ^ » Les sermons rendormaient : < Il m'est impossible d'en écouter un sans dormir; 3our moi, c'est de l'opium. » Un jour qu'elle avait îté trois nuits « sans fermer l'œil », à cause d'une oux opiniâtre, elle prit le parti de se rendre à un souvent oïl l'on devait prêcher : « Je dormis d'une raite pendant les trois heures que dura l'office, et e sortis complètement remise-. » C'était de amille : « J'ai comme Votre Dilection, et comme 5a Grâce feu mon père, la bénédiction de dormir à 'église. )) En vieillissant, elle se mit à ronfler )ruyamment. Le roi, qui jusque-là l'avait laissée iormir en paix, la réveillait maintenant à coups de îoude. Madame alla ronfler dans la tribune, où )ersonne n'osait la troubler.
Elle répétait volontiers qu'elle ne croyait à aucun log-rae; que Dieu n'exige de l'homme que de )onnes actions et une vie pure; que la vraie religion est dans le cœur ; et que « tout le reste n'est [ue bavardage de la prêtraille^ ». Elle concluait : ! Je sers mon Dieu comme je peux et comme je le îomprends* ». Sa manière de servir Dieu était de ire sa Bible allemande ; de faire tous les jours sa )rière, bien qu'elle fût convaincue que c'est chose ibsolument inutile; et de haïr vigoureusement les lévots, de tous les humains les plus haineux et les )lus remplis de fiel. Que faut-il de plus à Dieu? A [uoi bon entendre trois messes à la file, ainsi que