‹ Madame, mère du régentChapitre 179 sur 220 · Wiesener, loc. cit., I · texte numérisé non relu

Wiesener, loc. cit., I

volonté du roi était apparente; et que, comme souverain, il avait le droit de disposer des alliances de sa famille. » Dubois ne résista plus. Il fit peur du roi à son élève, et la duchesse Sophie reçut ce cri de désespoir : « (10 janvier 1692.) Quoique j'aie les yeux si gros et si enflés que c'est à peine si j'y vois, pour avoir eu la sottise de pleurer toute la nuit, je ne veux pas laisser passer cet ordinaire sans dire à Votre Dilection le chagrin que j'ai eu hier, au moment où je m'y attendais le moins. Monsieur est enti'é chez moi à trois heures et demie, et il m'a dit : « Madame, f ai une commission pour vous de la part du roi, qui ne vous sera pas trop agréable, et vous devez lui rendre réponse ce soir, vous-même; c'est que le roi vous mande que lui, et moi^ et mon fils, étant d'accord du mariage de Mlle de Blois avec mon fils, vous ne serez pas la seule qui vous y opposerez^. Je laisse à penser à Votre Dilection quelles ont été ma consternation et ma douleur ». Elle ajoutait en termes brefs qu'elle avait vu le roi, et que, se souvenant des recommandations de sa tante, elle s'était contenue en sa présence : « Je dis : Quand Votre Majesté et Monsieur me parlerez en maîtres, comme vous faites. Je ne puis qu'obéir.... J'ai si mal à la tête, que je ne puis en écrire davantage.... » Nous savons le reste par Saint-Simon; le mariage du jeune prince avec lequel il avait été « comme élevé ^ » forme presque le début de ses Mémoires.

1. Les passages en italique sont en français dans l'original.

Page 1