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L EVECHE D OSNABRUCK. 27

à satisfaire des besoins de conscience, et le groupe éternel des ambitieux ou des avides, qui ne voient jamais dans une révolution, religieuse ou autre, qu'une occasion de se pousser, ou de s'enrichir, aux dépens des vaincus. Parmi les centaines de princes épars dans ce vaste pays, il y en eut assurément qui se firent protestants par conviction. Il yen eut d'autres, non moins assurément, qui ne se seraient jamais convertis sans les tentations que leur offraient les biens d'Église pour engraisser leur budget et établir leurs cadets : « L'Église d'Allemagne, écrit Janssen, historien catholique, était alors la plus riche de la chrétienté. On a calculé qu'elle possédait presque le tiers de la propriété foncière^ ». Le même Janssen reconnaît que le clergé germanique s'était fait haïr et mépriser par ses vices. A la faveur du chaos général, les mains s'allongèrent vers les biens d'Église, et l'on vit naître des compromis étranges entre les nouveaux possesseurs et la papauté.

On vit des princes protestants s'emparer d'un évêché, s'en attribuer les revenus, en habiter les palais, en porter le titre, et vivre, après comme devant, en protestants et en laïques. Rome alors, cédant à la force, leur abandonnait ce qu'ils avaient pris, à la condition de ne pas empiéter sur les fonctions spirituelles de l'évèque auquel ils s'étaient substitués ; « En permettant à un prince protestant -

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