‹ Madame, mère du régentChapitre 191 sur 220 · Le 2 décembre · texte numérisé non relu

Le 2 décembre

4. Bénédicte, femme de Jean-Frédéric, frère et prédécesseur d'Ernest-Auguste. Elle s'était fixée en France après son veuvage (1679) et retournait en Allemagne en voyageuse.

être bien avec elle. » Sa Dilection savait à quoi s'en tenir sur les amabilités de Liselotte pour Mme de Maintenon : « (27 février 1695.) Monsieur m'a donné hier une nouvelle qui serait excellente, si elle était vraie, mais j'ai peur que non. La vieille ordure aurait un cancer de la matrice, sauf votre respect. Ce serait un bien grand bonheur, mais je ne peux pas croire que ce soit vrai. » C'était en effet une fausse joie : « (16 mars.) La nouvelle n'est malheureusement pas vraie. J'ai vu hier la vieille ordure manger avec nous ; elle était fraîche et bien portante, »

C'est féroce. Ne jugeons pas Madame trop durement. La femme la meilleure peut devenir un monstre quand la jalousie la possède; Hermione était peut-être douce et bonne avant d'aimer Pyrrhus. Ayons compassion de cette Liselotte douloureuse qui en arrivait à blasphémer les souvenirs heureux, et à vouloir effacer de toutes les mémoires les dix années de bonheur qu'elle avait eues en France : « (2 mai 1697.) Je plains Votre Dilection de ne pas avoir de meilleur passe-temps que de lire mes vieilles lettres. Tant que feu papa a vécu, vous les trouverez pleines de contentement àe, Monsieur ^,cav je ne voulais pas que Sa Grâce pût apprendre ce qu'il en était au vrai ici; je ne l'ai jamais dit dans aucune lettre. Quand Votre Dilection est venue ici, je ne lui ai rien caché, mais j'ai tout caché à Sa Grâce... ça l'aurait tourmentée et attristée. » Il est fâcheux de ne pas posséder la réponse de l'Élec-

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