‹ Madame, mère du régentChapitre 216 sur 220 · I. Dans Schûtz, Leben und Character, p · texte numérisé non relu

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et qu'elle ne pouvait s'adresser qu'à son fils. Mais môme son fils ne paraissait pas disposé à subir ses recommanda lions. Elle prit le parti de déclarer à tout le monde qu'elle ne s'occuperait de rien et n'interviendrait pour quoi que ce fût. Au début elle avait vu une cohue, chez elle, de gens la croyant influente et venant la solliciter. Elle mandait à la raugrave Louise, en septembre 1715 : « Il vient tout le jour des importuns qui sont un fléau; chacun veut que je parle pour lui.... Je mange entourée de cent visages avec lesquels il me faut causer, que je sois gaie ou triste. Il me vient tout le long du jour des gens qui me dérangent d'écrire et qu'il faut encore entretenir. Gela dure jusqu'à huit heures du soir : bref, je n'ai ici que contrainte et vexations ». Elle répondait à tous qu'elle ne se mêlait de rien, qu'elle ne pouvait rien faire. Elle répétait : « On me fait trop d'honneur de croire que si quelque chose va mieux c'est grâce à mes conseils ; mes conseils ne peuvent faire ni bien ni mal car je n'en donne jamais pour ce qui touche à lEtat » ; elle assurait qu'elle ne demandait que la tranquillité, la paix et le repos; elle avait même de bonnes raisons, bien déduites, pour expliquer son abstention voulue : « Je vais vous dire franchement, écrivait-elle à la Princesse de Galles, pourquoi je ne veux me mêler de rien : Je suis vieille; j'ai plus besoin de repos que de tracas et je ne voudrais pas entreprendre ce que je ne pourrais pas mener à bonne fin : je n'ai jamais appris à gouverner; je ne comprends rien ni à la politique, ni aux affaires d'Etat et je suis bien trop vieille pour apprendre des

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