Le duc Ernest-Auguste, sou mari
EDUCATION DE LISELOTTE, 41
Elisabeth, Tamie de Descartes. On y avait remarqué des inconvénients pour une fille de sa qualité : « Ce grand savoir la rendait un peu distraite, et nous donnait souvent sujet de rire '. » Il est plus important pour une princesse de ne pas manquer ses révérences que d'avoir une opinion sur le Discours de la Méthode. Charles-Louis fut consulté sur les leçons de sa fille : « Pour l'étude, je pense que vous n'en voudrez point faire une savante ^ » ; et l'on tomba d'accord de n'y point attacher trop d'importance.
A sept ans, Liselotte avait « appris à lire et écrire l'allemand, ses prières et catéchisme (chose très nécessaire) ». Son rang l'obligeait à savoir le français. Elle le parla toute sa vie avec un accent qui se conservait dans son orthographe : Louisse, un Jéssuilte, appropation ; mais ses lettres françaises sont d'un tour aisé et naturel, et elle fait beaucoup moins de fautes, en définitive, que la Grande Mademoiselle, ou telle duchesse de la cour de France. Elle prit aussi des leçons d'italien, d'autres leçons, on ne saurait dire de quoi, avec « un poète qui écrivait une très belle main en allemand », et elle avait un précepteur. Le tout sans suite, à travers mille dérangements, et, tout de même, avec un succès incontestable, dont l'honneur revient à sa tante. Nous avons dit le mal sur la duchesse Sophie éducatrice ;