‹ Madame, mère du régentChapitre 42 sur 220 · Ibid., n · texte numérisé non relu

Ibid., n

lette en or ou en argent. Même pour une princesse allemande, c'était modeste.

Suivait la renonciation de la « Dame princesse « « à tous droits successifs sur tous les biens souverains et féodaux, paternels et maternels; situés en Allemagne, se réservant seulement ses droits sur les biens de même qualité situés hors TAllemagne, et les allodiaux de sa maison ». La France devait un jour s'appuyer sur ces derniers mots pour réclamer des morceaux du Palatinat.

Le reste du contrat suivait « la coutume » de Paris, avec une grosse exception toutefois : « Seront les dits Seigneur et Dame futurs époux communs en tous biens, meubles et conquèts, immeubles, qui seront par eux faits durant et constant ledit mariage,... étant néanmoins convenu que tous les biens » appartenant « de présent » au Duc d'Orléans lui « demeureront propres ». C'est qu'il ne s'agissait pas d'une fortune ordinaire. D'après M. de Boislisle ', les « biens » de Monsieur à l'époque de son second mariage se composaient d'un apanage rapportant 100 000 livres, d'une pension du roi de 560 000 1. et d'un « supplément » de 100 000 1.; soit, en tout 760 000 1. de rentes, qui allaient s'augmenter prochainement d'un nouvel apanage de 200 000 1. (Lettres patentes du 24 avril 1672). Pour une princesse Liselotte qui apportait en dot quelques milliers de florins^, Mon-

1. Cf. les Mémoires de Saint-Simon, éd. de Boislisle, t. VIII, p. 357, notes 1 et 2. Monsieur possédait d'autre part le Palais- Royal, Saint-Cloud et plusieurs autres « maisons ».

2. 32 000 florins d'Allemagne, valant 64 000 livres. La quittance est aux Archives nationales, K. 542, n" 14.

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