‹ Madame, mère du régentChapitre 72 sur 220 · Du 23 septembre 1677, à Mme de Harling · texte numérisé non relu

Du 23 septembre 1677, à Mme de Harling

dl2 MADAME, MERE DU REGENT.

ma tante sait que sa Liselotte est toujours un petit démon*..,. » Le monarque et sa belle-sœur furent proraptement inséparables pour la chasse : « (Versailles, 4 nov. 1677.) Je chasse avec le roi tous les deux jours, et très souvent deux ou trois jours d'affilée.... J'aime à chasser tout autant que le roi, et c'est un plaisir qui est fait pour un diable de mon espèce, car on n'a pas besoin de se parer, ni de mettre du rouge, comme pour le bal ^. »

Les estampes de l'époque nous apprennent sous quel aspect, avec quelle physionomie et dans quelle attitude, la France se représentait les personnages importants de la cour. Dès le premier coup d'œil, on sait à quoi s'en tenir sur la seconde femme de Monsieur; elle fut pour les contemporains la princesse qui chasse toujours. Une série de gravures^ nous montrent et remontrent Madame en costume de chasse; Madame un fusil dans une main et un éventail dans l'autre; Madame en Diane chasseresse; Madame et ses chiens; Madame à cheval; Madame avant la chasse, pendant la chasse, retour de la chasse et prête à se remettre en selle, car, sauf le soir où elle consentait à reprendre une robe, elle ne quittait plus son costume semi-masculin d'amazone; elle l'avait trouvé plus commode que « le grand habit », de rigueur à la cour pour les

1. Léopold Ranke, Franzôzische Geschichte, vol. VI, p. 4. L'édition de Stuttgart coupe presque tout le paragraphe.

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