Flambeau, bougie et cire de trois pieds de long
27 sols la livre, les bougies de cire jaune 24 sols la livre, et la chandelle 8 sols. Aussi n'y avait-il que Madame qui s'éclairât avec de la cire blanche. Encore n'était-ce qu'en partie; elle brûlait aussi de la cire jaune, et même de la chandelle : « Cire blanche : pour la chambre de Madame, 6 flambeaux de demi-livre : 3 livres. — Bougie : 1 livre. — Cire jaune : pour la chambre de Madame, trois bougies d'un quarteron chacune, ci, trois quarterons. — Chandelle : A la garde-robe, une demi-livre ». Toute la suite de Madame s'éclairait avec des chandelles, relevées de quelques bougies de cire jaune, ou de « cire » tout court, pour les filles d'honneur et les autres personnes en contact avec la Cour, les huissiers par exemple. Rappelons en passant que Mlle de Fonianges avait été fille d'honneur de Madame, obligée de compter ses fagots et de ménager sa chandelle, quand Louis XIV s'éprit d'elle et mit des trésors à ses pieds.
Les gens nourris par les cuisines de Madame étaient répartis en « tables », pour chacune desquelles VÉtat contenait chaque année deux menus, l'un gras, l'autre maigre, et toujours les mêmes à ce qu'il semble ^ Ces menus-types servaient de mémento aux « officiers de cuisine » pour le nombre des plats à apprêter, leur nature, et leur juste prix, d'après les cours des marchés de Paris, dont une copie était annexée à VÉtat. Nous citerons le
1. VÉlat que nous citons est de 1682. Dans celui de 1693, dont nous ne connaissons, à la vérité, que le commencement, le menu débute exactement de même. Cf. Traité de matériaux manuscrits, etc., par A. -A. Mouteil, Paris, 2 vol., 1836.
menu de la Bouche ' en rappelani, que toute cette mangeaille était pour la seule Madame.