‹ Madame, mère du régentChapitre 87 sur 220 · Cf. les Mémoires pour le 5 janvier · texte numérisé non relu

Cf. les Mémoires pour le 5 janvier

« Je n'ai que 100 pistoles par mois', je ne peux jamais donner moins qu'une pisLole; en huit jours, tout mon argent est passé en fruits, en port de lettres et en fleurs.... Si je veux acheter la moindre bagatelle, il faut que j'emprunte : il m'est donc absolument impossible de faire des cadeaux. » Cette fin est à l'adresse des parents d'Allemagne qui s'entêtaient à la croire riche et en situation de les aider. Les 12000 livres furent portées à 25000 dans la suite des années, je ne saurais dire à quelle date : peut-être au même temps où Monsieur doubla ce qu'il donnait d'autre part pour le jeu de Madame : « Je n'ai eu que cent louis d'argent'^ pour le jeu jusqu'à la mort de ma mère ^ Lorsque feu Monsieur a reçu l'argent du Palatinat, il m'en a donné le double*. »

En résumé, soit cadeaux du roi, soit allocations de Monsieur, Madame avait, bon an, mal an, environ 40000 livres d'argent de poche, qui font 200000 francs de notre monnaie, et qui sont plus que n'avaient les reines de France avant Henri IV. De sorte qu'elle serait parfaitement ridicule faisant la pauvresse, si elle n'avait point ses raisons, que l'on verra tout à l'heure.

Nous avons laissé l'Électeur Charles-Louis tout

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